SONDAGE. Stade Toulousain: Et si l'historique Florian Fritz repoussait sa retraite programmée?

RUGBY Le centre toulousain Florian Fritz doit arrêter sa carrière en fin de saison. Mais à l’intérieur et autour du club, de plus en plus de voix s’élèvent pour lui demander de prolonger le plaisir…

Nicolas Stival

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Le trois-quarts centre du Stade Toulousain Florian Fritz lors du match de Top 14 face à l'UBB sur la pelouse du Matmut Atlantique de Bordeaux, le 3 mars 2018.
Le trois-quarts centre du Stade Toulousain Florian Fritz lors du match de Top 14 face à l'UBB sur la pelouse du Matmut Atlantique de Bordeaux, le 3 mars 2018. — N. Tucat / AFP
  • A l'image du Stade Toulousain, l'ancien international de 34 ans réussit jusqu'à présent une saison très accomplie.
  • Ses dirigeants lui laissent la possibilité de revenir sur sa décision de prendre sa retraite au mois de juin.

Voici un an que Florian Fritz a annoncé la couleur. Alors que le Stade Toulousain ramait au milieu d’une saison galère, la pire depuis 1976, le trois-quarts centre évoquait l’arrêt de sa carrière au terme de son contrat, en juin 2018. On y est presque. Mais depuis, la situation a changé, pour le club comme pour le joueur le plus ancien dans un vestiaire qu’il occupe depuis près de 14 ans.

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Sur le plan sportif, l’actuel troisième du Top 14 revit, et l’ancien international (34 ans, 34 sélections entre 2005 et 2013) enchaîne les prestations marquantes, comme samedi sur la pelouse de Bordeaux-Bègles (19-25). A l’issue du match, Ugo Mola ne cachait pas son admiration pour le dur au mal formé à Bourgoin.

« Le capitaine est exemplaire depuis le début de la saison. C’est un garçon qui, avec peu de mots et son comportement, arrive à générer de l’enthousiasme auprès de cette jeune équipe. »

« L’entraîneur que je suis n’empêchera pas Florian Fritz de continuer quelque temps encore avec nous », ajoutait le manager stadiste. Deux jours plus tôt, le président Didier Lacroix avait lancé que « la discussion [était] ouverte » avec Fritz, même si jusque-là, ce dernier lui avait « toujours dit qu’il ne se sentait pas de faire une saison de plus ». Et surtout une saison de trop, comme ont pu ou peuvent le faire sous d’autres cieux d’anciennes gloires toulousaines, comme Byron Kelleher ou Luke McAlister.

Le ballon est donc dans le camp du natif de Sens, déjà le meilleur rugbyman icaunais de tous les temps, en attendant la suite de la carrière de Camille Chat. Peu friand des obligations médiatiques, le bouillant Bourguignon, triple champion de France (2008, 2011, 2012) et double champion d’Europe (2005, 2010), a en revanche toujours régalé les supporters Rouge et Noir, reconnaissants devant son sens du sacrifice poussé à l’extrême.

« Des joueurs de caractère, qui respectent un club, aimés comme il l’est, c’est devenu très, très rare, estime Jean-Marc Arnaud, le patron du Huit, principal groupe de fans stadistes avec quelque 350 socios. S’il arrête, cela va laisser un trou. Ce serait bien qu’il fasse une saison de plus pour encadrer les jeunes. »

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Le Stade Toulousain a anticipé ce probable départ, ainsi que celui, certain, de Yann David pour Castres. Le club a recruté deux jeunes centres, l’international néo-zélandais de rugby à VII Pita Ahki (25 ans), en provenance de la province irlandaise du Connacht, et l’Agenais Pierre Fouyssac (22 ans). Bon courage à eux pour laisser la même trace que Florian Fritz dans les esprits, et sur le corps des adversaires.