Mondial 2018: Pour juger la violence des chocs à la tête, les médecins des équipes auront accès à la vidéo

FOOTBALL Le but de cette nouvelle règle est de protéger les joueurs en cas de chocs violents à la tête...

Aymeric Le Gall

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A la 31e minute de jeu dimanche, Anthony Lopes a involontairement percuté de plein fouet Kylian Mbappé en pleine surface.
A la 31e minute de jeu dimanche, Anthony Lopes a involontairement percuté de plein fouet Kylian Mbappé en pleine surface. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Les arbitres du Mondial 2018 ne seront pas les seuls à avoir accès à des images vidéos en plein match. En effet, le quotidien espagnol Marca nous apprend que la Fifa a pris la décision de venir en aide aux médecins des sélections internationales, en leur octroyant le droit d’avoir accès aux images de la rencontre en direct. Cela leur permettra de voir, lors d’un choc qui semble sérieux, s’il y a nécessité ou non d’arrêter la rencontre et, éventuellement, de remplacer le joueur touché.

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Si les sélections le souhaitent, elles pourront ainsi désigner un membre de leur cellule médicale afin que celui regarde le match devant un écran. Et s’il juge qu’un choc est susceptible de causer des dommages sévères au cerveau, il en avertira le médecin principal qui prendra alors les mesures qui s’imposent.

Le souvenir de Kramer

Le cas le plus parlant est celui de Chrisffer Kramer qui avait été violemment percuté par Ezequiel Garay et qui s’était effondré sur la pelouse lors de la finale entre l’Argentine et l’Allemagne. Une fois sur pied et de retour sur le terrain, celui-ci était totalement désorienté. Lahm racontera que le tout jeune joueur allemand lui avait demandé de lui donner le brassard de capitaine en plein match, et qu’il lui avait également dit qu’il souhaitait échanger son maillot avec celui de l’arbitre.

Enfin, en s’approchant de Thomas Müller, qu’il appela «Gerd», du nom de l’ancienne star du foot germanique des années 1970, il lui dit que l’ambiance du stade de la Rürh était impressionnante. Sauf qu’il était au stade du Maracanã, à Rio… Le joueur avait heureusement fini par être remplacé.

Au Mondial 2018, la règle des trois minutes sera mise en place : quand le médecin jugera que c’est nécessaire, il pourra prendre trois minutes pour réaliser des tests et évaluer la gravité de la blessure. Cela ressemble beaucoup au protocole commotion utilisé régulièrement dans le rugby​. Le médecin pourra ensuite prendre la décision de sortir définitivement le joueur du terrain, et ce même si celui-ci ou le sélectionneur ne souhaite pas que le changement ait lieu. On ne transige pas avec la santé des joueurs.