Japon: Un sumo égyptien soupçonné d'avoir provoqué un accident en conduisant sans permis

JAPON La fédération interdit par ailleurs aux lutteurs de prendre le volant...

M.C.

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Osunaarashi lors d'une cérémonie au sanctuaire Yasukuni en 2015.
Osunaarashi lors d'une cérémonie au sanctuaire Yasukuni en 2015. — TOSHIFUMI KITAMURA / AFP

Les aspects extra-sportifs du sumo continuent à défrayer la chronique japonaise. Un lutteur égyptien est soupçonné d’avoir percuté un autre véhicule sur la route alors qu’il conduisait sans permis, rapportent les médias nippons lundi. A cause d’accidents par le passé, la fédération de sumo japonaise interdit par ailleurs aux lutteurs en activité de conduire une voiture ou un deux-roues motorisé.

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Selon des sources policières citées par le quotidien Asahi, l’accident s’est produit au début du mois, alors qu’Osunaarashi, dont le nom de lutteur signifie « grande tempête de sable », se trouvait avec son épouse, également de nationalité égyptienne, dans le département de Nagano.

Le monde du sumo fait régulièrement les titres de la presse

Selon le jeune homme de 25 ans, premier sumo originaire du Moyen-Orient, qui évolue dans la deuxième division du sport, c’est son épouse enceinte qui conduisait le véhicule, a-t-il fait savoir par le biais de son avocat. Celui-ci précise que le lutteur ne possède ni le permis de conduire japonais, ni le permis international. La police, après examen des images de caméras de surveillance, soupçonne cependant le lutteur d’avoir été au volant au moment de l’accident.

« C’est la voiture de ma femme. Mon épouse enceinte a provoqué l’accident. Je me suis ensuite installé dans le siège conducteur pour la protéger », aurait déclaré dimanche soir Osunaarashi à la fédération de sumo, qui mène sa propre enquête. Il a annoncé son retrait du tournoi en cours, qui doit se terminer dimanche prochain à Tokyo.

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Des scandales en série

Le monde du sumo a fait les titres de la presse japonaise, et internationale ces derniers mois, à cause d’un scandale de violence, dont les détails suscitent toujours des interrogations, qui a poussé le grand champion mongol Harumafuji à mettre fin à sa carrière.

Au début du mois, l’arbitre le plus gradé de la fédération de sumo a quant à lui été accusé d’agression sexuelle par un confrère mineur, une affaire qui a beaucoup moins passionné les médias nippons. Il a été suspendu par la fédération en attendant sa démission.