FC Nantes-Bordeaux: Pourquoi les Canaris sont clairement dans le dur

FOOTBALL Les hommes de Ranieri sont passés à travers (0-1) contre les Girondins, ce samedi...

David Phelippeau

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Un point sur neuf possibles pour Nantes en une semaine...
Un point sur neuf possibles pour Nantes en une semaine... — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
  • Les Canaris ont été battus (0-1) par Bordeaux, ce samedi, à la Beaujoire.
  • Une défaite qui vient conclure une semaine galère pour les hommes de Claudio Ranieri.

Un point sur neuf possibles pour les Canaris (5es). La semaine à trois rencontres avait commencé par beaucoup d’espoirs après la défaite (0-1) plus qu’honorable contre le PSG, dimanche dernier. Elle s’était poursuivie par un nul (1-1) rageant (et vilain) à Toulouse, mercredi, et s’est donc terminée, ce samedi, par un revers désespérant (0-1) contre des Bordelais pourtant la tête dans le seau. Nantes n’est plus ce qu’il était. Certains joueurs, interrogés après la défaite dans le derby de l’Atlantique, semblent avoir le même avis. Coup de mou passager ou début d’un déclin sans fin ? Voilà en tout cas pourquoi Nantes est dans le dur en ce moment. Les « moins » du moment.

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Une équipe moins en équipe. Les joueurs l’affirment eux-mêmes. Dubois, le capitaine nantais : « Il faut retrouver les valeurs qui faisaient notre force. Aujourd’hui, on arrive moins à bien défendre, moins à faire un bon pressing. C’est ce qui nous fait mal en ce moment. » Le défenseur nantais renchérit. « Dans le pressing, on n’est pas ensemble, ça faisait notre force. On récupère moins le ballon, et c’est plus difficile de faire 80 m que 40 m avec le ballon. »

Une explication ? « On a manqué de jus aujourd’hui, estime Adrien Thomasson. On a joué mercredi soir, on a rejoué ce samedi après-midi. Ce n’est pas une excuse, mais cela joue quand même car eux, ils [les Bordelais] avaient joué mardi soir. Un jour de plus de récupération, ça compte. » Rongier conclut : « On n’était pas ensemble dans le pressing défensif, chacun y allait les uns après les autres. » Quand on vous dit que Nantes n’est plus ce qu’il était…

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Claudio Ranieri moins inspiré. Cela arrive même aux grands. Claudio Ranieri n’aurait-il pas un petit coup de moins bien aussi ? Il dit ne pas regretter ses choix sur ce match de Bordeaux. Il devrait peut-être. Contre une formation de Bordeaux en pleine détresse, Nantes a commencé le match avec un seul attaquant de pointe (Sala) derrière une ligne de trois avec Kacaniklic (sorti du placard), Rongier (dans un poste derrière l’avant-centre dans lequel il n’excelle pas) et Thomasson.

Devant la défense, il a sacrifié Touré (et Rongier donc) pour aligner Khrin et Girotto, deux joueurs dont la technique est sujette à caution. Sur le côté gauche de la défense, Djidji, défenseur central droitier, avait été préféré à Lucas Lima. Résultat : le premier nommé s’est une nouvelle fois contenté (et peut-on lui reprocher ?) de défendre sans quasiment jamais prendre son couloir. Le jeu offensif nantais a donc penché (en première période) sur le flanc droit.

Le turn-over a-t-il pu perturber le FCN ? « C’est possible, s’est risqué Rongier. Quand une équipe a l’habitude d’être alignée, il y a des repères. » Puis, le milieu de terrain de tempérer sa réponse : « Après, attention, on s’entraîne tous les jours tous ensemble. » En attendant, Ranieri n’a pas regretté ses choix de départ, mais a tout de même effectué deux changements à la pause (entrées de N’Gom et Lucas Lima).

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Une réussite moins insolente. Thomasson : « Malheureusement, en ce moment, les petits détails sont contre nous… » Façon de dire : Nantes n’est plus escorté par l’insolente réussite de la première partie de saison. Un arbitrage moins favorable (contre Paris), un penalty à la dernière seconde (contre Toulouse), une tête de Sala à bout portant manqué (contre Bordeaux)… Nantes n’est plus béni des dieux.

« C’est de la déception, de l’agacement, de la frustration », lançait Rongier, après la défaite contre Bordeaux. C’était un match pas joli à voir, les supporters n’ont pas dû prendre beaucoup de plaisir. » Dubois évoquait un petit « coup derrière la tête », mais parlait tout de suite d’un rebond possible dès mardi en Coupe de France contre Auxerre à la Beaujoire.

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