Le laboratoire antidopage français n°1 retrouve son accréditation

DOPAGE Le laboratoire antidopage français de Châtenay-Malabry avait vu son accréditation suspendue le 26 septembre…

20 Minutes avec AFP

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Photo du laboratoire anti-dopage de Rio, qui servira pour les JO 2016.
Photo du laboratoire anti-dopage de Rio, qui servira pour les JO 2016. — VANDERLEI ALMEIDA / AFP

Le laboratoire antidopage français de Châtenay-Malabry a retrouvé ce jeudi son accréditation, qu’il avait perdue après une contamination d'échantillons décelée fin août, a appris l’AFP auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

L’AFLD avait signalé cette contamination, due à des prélèvements sur des bodybuilders très concentrés en stéroïdes, provoquant la suspension des analyses au sein de l’unique laboratoire antidopage français.

« Lors d’un audit réalisé sur place les 4 et 5 décembre 2017, l’AMA a constaté que les actions correctives mises en place par le laboratoire dès la première semaine de septembre étaient de nature à empêcher toute nouvelle survenue de l’incident signalé le 28 août dernier », a expliqué l’AFLD.

Le coût de la suspension estimé à 600.000 euros

« Les auditeurs n’ont relevé aucun autre problème justifiant le maintien de la suspension », ajoute l’agence française.

La suspension, décidée le 26 septembre, treize jours après l’attribution des JO-2024 à Paris, avait constitué un coup dur pour l’antidopage français. Elle avait reposé la question des moyens et du niveau du laboratoire de Châtenay-Malabry, en pointe dans les années 1990 et 2000, avec notamment la mise au point du premier test contre l’EPO en 2000.

Cette suspension a aussi eu un coût, car elle a contraint le labo à renoncer à des analyses et à envoyer ses échantillons à l’étranger pour les faire analyser dans un autre laboratoire accrédité par l’AMA.

Ce coût s’élève à environ 600.000 euros pour le laboratoire de Châtenay-Malabry, sur un budget annuel de l’AFLD de dix millions d’euros, a expliqué à l’AFP Mathieu Teoran.