Stade Toulousain: A 36 ans, «papy» Roumieu fait de la résistance et prolonge le plaisir

RUGBY Sorti de sa retraite cet été pour dépanner Toulouse, le talonneur David Roumieu a prolongé son contrat jusqu’à la fin de la saison. Avec un rêve en tête…

Nicolas Stival

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David Roumieu, le talonneur du Stade Toulousain, lors d'un match de Challenge européen chez les Anglais de Sale, le 13 octobre 2017.
David Roumieu, le talonneur du Stade Toulousain, lors d'un match de Challenge européen chez les Anglais de Sale, le 13 octobre 2017. — G. Franks / ProSports / Shutterstock / Sipa

Cette fois, c’est sûr. En juin 2018, David Roumieu en aura terminé de sa carrière professionnelle et se consacrera à son futur restaurant, à Biarritz. « J’arrête en fin de saison, même si j’avais déjà dit ça il y a quatre ou cinq mois », sourit le talonneur de 36 ans, qui a officiellement prolongé ce lundi son séjour au Stade Toulousain.

L’ancien Bayonnais avait pris une première fois sa retraite au printemps, après une année au Biarritz Olympique, en Pro D2. Mais il avait cédé aux sirènes stadistes à la mi-août, lorsque le club l’avait contacté pour pallier les blessures des jeunes Julien Marchand et Peato Mauvaka. Débarqué comme joueur supplémentaire, Roumieu a déjà disputé dix matchs convaincants, en Top 14 et en Challenge européen. Il a donc fini par étirer un bail qui expirait initialement le 30 novembre.

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Objectif bouclier de Brennus

« Jouer à Toulouse, c’était un rêve de gamin », affirme le natif de la Ville rose, qui a commencé le rugby à Grenade-sur-Garonne. Surnommé « papy » par ses coéquipiers, qu’il appelle avec affection « ces jeunes cons », le trentenaire s’est rapidement fondu dans le moule Rouge et Noir, où il a retrouvé Ugo Mola, son ancien entraîneur à Castres.

Et maintenant ? « Pourquoi ne pas finir en apothéose avec un petit morceau de bois à la maison », sourit Roumieu. Le « bout de bois », c’est le surnom du bouclier de Brennus, que le Stade Toulousain attend depuis 2012, et le futur retraité depuis toujours…