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Peut-on vraiment applaudir l'adversaire dans un stade de foot?

Anderlecht-PSG: Peut-on vraiment applaudir l'adversaire dans un stade de foot?

FOOTBALLLe PSG se déplace mercredi soir à Anderlecht pour le compte de la troisième journée de la phase de poules de Ligue des champions...
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • Quatre ans après son dernier succès à Anderlecht, le PSG sera de retour mercredi soir à Bruxelles.
  • En 2013, le public belge s'était levé pour saluer la performance de Zlatan Ibrahimovic auteur d'un quadruplé.
  • Une attitude difficile à comprendre chez plusieurs fans de foot.

La scène avait marqué les esprits. En octobre 2013, lors de son dernier déplacement à Anderlecht (0-5), déjà en Ligue des champions, le PSG avait réussi à faire se lever le public du stade Constant Vanden Stock. Enfin, c’est surtout Zlatan Ibrahimovic, auteur d’un quadruplé ce soir-là, qui avait bluffé le public bruxellois.

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« Si tu veux voir Neymar, tu n’as qu’à aller à Paris », s’énerve un supporter d’Anderlecht

Si l’ex-star parisienne avait apprécié cet hommage rare à l’extérieur pour un joueur adverse, ce n’est pas du tout le cas de tous les fans du club belge à l’image de Frank Eeckout, président d’un club de supporters d’Anderlecht.

« « Je n’avais pas applaudi ce soir-là car je n’encourage pas l’adversaire. Je suis supporter de mon équipe. Le problème dans ce genre de match, ce sont les supporters qui ne viennent au stade qu’une fois par an pour voir des vedettes. Ils ont la bouche grande ouverte mais ce ne sont pas des vrais supporters d’Anderlecht. Ils ne sont jamais là quand ça va mal. En plus, ils privent de places les vrais supporters qui doivent rester à la maison. C’est dommage. Et ce sera encore comme ça mercredi. Plein de gens que je croise me disent "on veut voir Neymar". Mais si tu veux voir Neymar, tu n’as qu’à aller à Paris. » »

« C’est impossible pour un fan de l’OM d’applaudir le PSG même s’il joue bien »

Preuve que le sujet est sensible, applaudir l’adversaire semble être une denrée plutôt rare dans un stade de foot. Ou alors, il faut que plusieurs conditions soient remplies. Jérôme, fan de l’Olympique de Marseille, en voit au moins deux.

« La première condition, qui est une règle de base, est qu’on ne peut pas applaudir une équipe rivale. C’est impossible pour un fan de l’OM d’applaudir le PSG même s’il joue bien. Deuxième condition, il ne faut pas qu’il y ait trop d’enjeux. Il ne faut pas déconner quand même. Si c’est une demi-finale de coupe ou un match décisif pour le titre, tu n’applaudis pas l’adversaire même s’il ne te dérange pas », explique le supporter marseillais.

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Par exemple, il n’est jamais arrivé que le public lyonnais se lève pour les Verts, que des Marseillais encouragent Paris au Vélodrome ou que des Lensois applaudissent des joueurs lillois. « En 40 ans de derbies je n’ai jamais vu ça. Ou alors c’était pour chambrer son équipe qui prenait une raclée. Mais là, ce ne sont pas des applaudissements de contemplation, plutôt de la dérision à base d'"Olé, Olé" », se souvient Olivier Brochart, co-auteur du livre Lille-Lens, Histoire des derbys.

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Des exceptions qui permettent d’encourager l’adversaire

Mais, il existe quand même des cas de figure où un public peut prendre parti pour l’adversaire sous certaines conditions comme l’explique Pierre, un supporter stéphanois.

« J’ai déjà vu Geoffroy-Guichard applaudir des anciens Verts qui ont laissé de beaux souvenirs comme c’était le cas dimanche dernier quand Renaud Cohade (Metz) a été remplacé. Et puis, on peut aussi encourager un adversaire qui serait à la lutte en fin de saison avec Lyon pour un titre, une place européenne ou n’importe quoi. Dans ce cas-là, je pense même que le stade serait surtout derrière l’adversaire plus que son équipe », sourit le fan des Verts.

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« Si Neymar en met six contre nous dimanche, je me lèverai oui… mais pour quitter le stade »

A écouter ces différents témoignages, on pourrait donc applaudir un adversaire mais pas n’importe lequel. Comme le résume Jérôme, fan de L’OM qui reçoit le PSG dimanche au Vélodrome. « Si Neymar en met six contre nous dimanche, je me lèverai oui… mais pour quitter le stade. ».