Paris-2024: La guerre des planches est déclarée pour obtenir les épreuves de surf

SURF Alors qu’une étape de la Coupe du monde se déroule à Hossegor cette semaine, plusieurs villes du littoral se préparent déjà à s'affronter pour accueillir les Jeux Olympiques…

Clément Carpentier

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Joan Duru lors des championnats du monde de surf de Biarritz.
Joan Duru lors des championnats du monde de surf de Biarritz. — IROZ GAIZKA
  • Lacanau veut jouer de sa proximité avec Bordeaux.
  • Les plus belles vagues sont pour les Landes.
  • Après les Mondiaux, Biarritz pourrait se lancer dans les JO.

C’est un dossier extrêmement sensible depuis quelques semaines. D’ailleurs, à Lacanau et Hossegor, il n’y a que les maires qui s’expriment sur le sujet. Il faut dire que « les Jeux olympiques, c’est le jackpot assuré » comme le rappelle Jean-Luc Arassus, le président de la Fédération française de surf (FFS). Si pour l’instant seule la ville girondine de Lacanau est la seule candidate officielle pour organiser les épreuves des JO de 2024, le trio Seignosse-Hossegor-Capbreton a un projet landais et Biarritz pourrait aussi se lancer dans la bataille.

Jean-Luc Arassus soutenait la candidature de Paris 2024 lors des championnats du monde de Biarritz en mai dernier.
Jean-Luc Arassus soutenait la candidature de Paris 2024 lors des championnats du monde de Biarritz en mai dernier. - IROZ GAIZKA

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Lacanau, un environnement parfait 

C’est la candidature la mieux partie car elle a été officialisée par le maire de la ville contrairement aux autres. Lacanau a tout pour convaincre le comité olympique. C’est un spot reconnu du surf mondial et surtout sa proximité avec Bordeaux est un énorme atout. En effet, la capitale girondine a déjà été retenue dans les villes olympiques puisqu’elle accueillera des matchs de foot au Matmut Atlantique.

Le facteur économique est aussi en sa faveur car comme le souligne Jean-Luc Arassus, « le portefeuille présenté jouera un rôle important » dans la décision finale. Lacanau peut enfin s’appuyer sur l’attractivité et l’accessibilité d’une ville comme Bordeaux. Toujours une excellente chose pour accueillir les journalistes du monde entier.

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Seignosse-Hossegor-Capbreton, c’est l’ADN du surf en France 

Le projet landais, qui monte actuellement un comité de pilotage, veut mettre en avant son histoire avec le surf. « On est l’ADN de ce sport en France. Nous avons 1.200 emplois liés à cette activité ici et beaucoup de surfeurs professionnels habitent chez nous », explique Xavier Gaudio, le maire d’Hossegor. Par exemple, la FFS y a installé ses bureaux.

Le trio Seignosse-Hossegor-Capbreton offre peut-être « les meilleurs vagues du Sud-Ouest et surtout, il y a un vrai savoir-faire à l’image de l’étape de Coupe du monde (baptisée Quiksilver et Roxy pro France) de cette semaine », ajoute-t-il. Seul petit bémol pour les Landais, l’accessibilité plus difficile aux différents sites.

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Biarritz convaincue par les Championnats du monde

C’est peut-être le moins concret aujourd’hui même si, là aussi, un comité de pilotage va être bientôt nommé. « On attend le cahier des charges. On a l’expérience avec les Championnats du monde de 2017 », argumente Laurent Ortiz, conseiller municipal en charge du surf. En effet, les Mondiaux de mai dernier ont été une vraie réussite pour la ville avec 13.000 spectateurs de moyenne sur les dix jours de compétition et des retombées économiques de trois à quatre millions d’euros.

Près de 13.000 spectateurs de moyenne ont assisté aux championnats du monde de Biarritz.
Près de 13.000 spectateurs de moyenne ont assisté aux championnats du monde de Biarritz. - IROZ GAIZKA

Comme souvent, Biarritz mettra en avant les trois A : accueil, attractivité et accessibilité. « On a notamment accès à un aéroport pour faire venir tout le monde et la marque Biarritz est connue partout », rappelle Laurent Ortiz. Seule interrogation mais elle est de taille, les Basques hésitent, pour l’instant, à monter une candidature commune avec les Landais.

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La FFS recommande d’avoir un projet de bassin artificiel

Si beaucoup de critères vont entrer en jeu, quelques-uns compteront beaucoup plus que d’autres. Tout d’abord, le budget proposé par les différentes villes pour ces épreuves olympiques. Ensuite, la FFS va « recommander à chacun d’y inclure un projet de bassin artificiel » pour les JO de 2024 selon Jean-Luc Arassus.

En tout cas, il va falloir aller très vite pour boucler les dossiers. Ils devront être prêts d’ici la fin du premier semestre 2019.

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