Griffith-Joyner en avance sur son temps

Y. P.
— 

Pour l'équipe de l'Irmes, les modifications futures du contexte socio-économique sont peu susceptibles d'infléchir «la tendance générale, retrouvée dans des sports aussi différents que le marathon, le relais 4 x 100 m ou le saut à la perche».

Toutefois, les chercheurs reconnaissent que le fait que certains sportifs soupçonnés de dopage détiennent des records a pu altérer le modèle. Cela veut dire que les records actuels sont encore plus proches des limites imposées par la physiologie.

Selon Jean-François Toussaint, «le dopage a même pu, pour certains athlètes comme la sprinteuse Florence Griffith-Joyner, repousser de 1 à 2% le plafond théorique des capacités physiologiques humaines. Mais en fait, il a surtout permis aux sportifs d'atteindre plus tôt ce plafond.»

inaccessible
En 1988, l’Américaine Florence Griffith-Joyner a établi le record du monde du 100 m à 10’’49. Une performance inégalée depuis vingt ans et considérée par le professeur Toussaint comme «à jamais inaccessible» aux sportives non dopées.