JO 2024: Pour Paris, tout pourrait se jouer à Lausanne début juillet (et non pas à Lima)

JEUX OLYMPIQUES Le CIO va se réunir en Suisse pour écouter une dernière fois les deux villes candidates et surtout trancher la question de la double attribution...

N.C.

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La candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2024 a connu un moment important avec les journées olympiquées, les 23 et 24 juin 2017.
La candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2024 a connu un moment important avec les journées olympiquées, les 23 et 24 juin 2017. — Stephane Allaman/SIPA

On pensait que tout se jouerait le 13 septembre à Lima, finalement c’est en juillet, à Lausanne, que le destin olympique de Paris pourrait connaître son tournant le plus important. Le mardi 11 sera une journée cruciale. Paris et Los Angeles passeront un dernier oral devant les membres du CIO au SwissTech Convention Center. Mais pas que. Un élément s’est récemment rajouté à l’ordre du jour.

>> A lire aussi: C’est bien beau tout ça, mais il se jouera sur quoi le match Paris-Los Angeles au final?

Les membres du CIO vont débattre puis voter sur la question de la double attribution des Jeux de 2024 et 2028 dès cette année. Paris et Los Angeles seraient certains d’accueillir les JO, resterait à savoir quand. La décision sera annoncée dans la soirée. Si la proposition est adoptée - ce qui a de grandes chances d’être le cas, puisque le président Thomas Bach et toute la commission exécutive y sont favorables -, une période de négociations pourrait s’ouvrir entre les deux villes candidates et le CIO. Il faudrait alors se repositionner avec ces nouvelles règles du jeu.

Comme l’a laissé entendre Thomas Bach, il pourrait être surtout question de compensations financières pour la ville qui accueillera les Jeux en 2028. Aujourd’hui, une ville hôte reçoit entre 1,3 et 1,5 milliards de dollars de la part du CIO afin de financer environ la moitié du budget du comité d’organisation. Recevoir 300 ou 500 millions de plus peut aider à trouver les moyens de repousser le projet de quatre ans. Ça peut faire réfléchir, en tout cas.

Le vote de septembre reste bien sûr le moment décisif, que tout le monde garde en tête. Mais tout pourrait s’être déjà joué en coulisses avant.