«Nous faisons les durs et les forts», Griezmann évoque le tabou de l'homosexualité dans le foot

FOOTBALL A l'entendre, les choses ne sont pas près de changer...

A.L.G.

— 

Antoine Griezmann
Antoine Griezmann — POL EMILE/SIPA

Ça au moins, ce n’est un secret pour personne, l’homosexualité dans le monde du foot reste encore aujourd’hui (au XXIe siècle tout de même) le sujet tabou n°1. Interrogé sur le sujet dans le magazine espagnol ICON, à défaut de causer à tort et à travers à propos de son avenir en carrière, Antoine Griezmann a acquiescé.

>> A lire aussi : Le président de la fédération anglaise lance un appel à un coming-out collectif

« Je pense que ce n’est pas habituel parce que nous faisons les durs et les forts, a avoué, sans tabou pour le coup, le buteur des Bleus. Et nous avons peur de ce qui pourrait se dire. Je n’ai rien contre, je respecte tout le monde. Il y a beaucoup de mauvaises personnes dans le football. Ils [les homosexuels] peuvent avoir peur d’aller dans les stades et qu’on les insulte. Je crois que je le ferais [révéler son homosexualité], mais bien sûr, c’est facile de le dire quand tu ne l’es pas. » Au-delà du simple monde des tribunes, c’est aussi la réaction dans les vestiaires que peuvent craindre les joueurs gays dans le monde du ballon rond.

>> A lire aussi : «L’homophobie existe surtout dans le monde du football», selon Kamel, qui lance Combat Sport

Un peu moins sérieux mais toujours en lien avec le thème de la proximité homme-homme dans un groupe de footeux, le Madrilène a expliqué ne pas être fan des embrassades sur la bouche. Marrant d’aborder ce thème alors qu’on n’a pas l’impression personnellement que ce soit la pratique la plus courante, notamment au moment de célébrer un but. Pas fan du piou entre coéquipiers (intéressants, hein ?), Griezmann s’y mettra peut-être « dans un an, quand j’aurai gagné un Mondial ou la Ligue des champions. Ça dépend de la joie que tu peux ressentir. » Ben du coup c’est tout ce qu’on lui souhaite.