Monaco-Juventus: Cette fois, l'ASM a trouvé à qui parler (0-2)

FOOTBALL L'AS Monaco était trop tendre pour cette Juventus...

Nicolas Camus
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Monaco court derrière le score, la Juve derrière le ballon
Monaco court derrière le score, la Juve derrière le ballon — Anne-Christine POUJOULAT / AFP
  • L'AS Monaco s'est incliné sur sa pelouse (2-0) contre la Juventus
  • Gonzalo Higuain a inscrit un doublé
  • La qualification est très mal embarquée pour les hommes de Leonardo Jardim

De notre envoyé spécial à Monaco,

La même musique, encore et toujours, avec ces Italiens. Ni dominateur ni dominé, Monaco est presque éliminé de la Ligue des champions après s’être incliné contre la Juventus, en demi-finale aller de la Ligue des champions (0-2), mercredi.



Ces deux buts encaissés à domicile pèsent très lourd, évidemment. Les Italiens sont dans un fauteuil avant d’aborder le match retour chez eux, la semaine prochaine. L’ASM n’a pas démérité, mais après avoir profité des portes - voire des fenêtres, à ce niveau-là - ouvertes par Manchester City et Dortmund lors des tours précédents, sa flamboyante attaque a trouvé à qui parler. A une équipe qui n’a encaissé que deux buts cette saison dans la compétition, et qui peut toujours compter sur un Buffon grandiose dès qu’il y a besoin.

Est-ce que ça aurait pu tourner autrement ?

Les matchs sont toujours compliqués à lire avec les Italiens. En tout cas, on ne peut pas dire que cette victoire soit volée. Ils ne sont pas restés campés derrière à attendre que ça se passe, ce serait faire insulte à leur talent offensif, magnifié par Dybala. Le début de match a été pour eux, et ils ont eu le mérite de marquer quand Monaco commençait à prendre la mesure de ce choc ( Higuain, 29e). Sur le second but de l’Argentin (59e), Subasic aurait dû prendre les devants. La différence se situe là, car en face Buffon a été impeccable face à Mbappé (13e, 16e), Falcao (47e) et Germain (90e).



Du coup, c’est cuit ?

Franchement, c’est tout comme. La Juve sera qualifiée au coup d’envoi au retour, et c’est ce qu’il fallait absolument éviter. Les Italiens, nés pour conserver un score, maîtrisent ce rôle à la perfection. Avec ces deux buts d’avance, ils n’auront pas à se découvrir d’un pouce et pourront toujours compter sur leurs flèches devant pour le coup de grâce. Avant cette première manche, les deux entraîneurs étaient d’accord pour dire que quelle que soit l’issue à Louis II, tout se jouerait au retour, tellement l’ASM était imprévisible. Il n’y a plus qu’à espérer qu’ils avaient raison. Mais ce serait un miracle.

Vraiment, tout est à jeter ?

On n’est pas vraiment du genre à y croire, aux miracles. Mais ce serait dommage de réduire ce match aller à un enterrement. Parce que Monaco, pas aidé par l’absence de Mendy (voir encadré), a tout de même bougé ces Italiens. Quand on sait à quel point il est dur d’entrer dans leur surface, la bonne dizaine de situations créée, notamment sur des centres, aurait mérité mieux.

Mbappé, qu’on attendait de voir face à une tout autre adversité, ne s’est pas démonté. Nul doute que Chiellini, Bonucci et Barzagli ont discuté après la rencontre de ce gamin qui les a mis dans tous leurs états, à force de crochets et de coups de reins. Mais ils ont tenu. Pour cette fois ?