Vendée Globe: Les skippers vont passer à la vitesse supérieure... Le journal de la course

VOILE L'Equateur est de moins en moins loin pour le peloton de tête...

William Pereira

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Vincent Riou is on fire
Vincent Riou is on fire — DAMIEN MEYER / AFP

Ouf, la vraie course devrait enfin commencer. Fini les conditions météo trop calmes, les vents et courants faibles. Ce jeudi devrait marquer un avant-après dans la vie des skippers engagés sur ce Vendée Globe.

Vincent Riou revient comme un fou, Jean-Pierre Dick dégringole

Sans surprise, les « non-foilers » ont bien profité de cette portion calme aux abords des îles de Madère. Ce n’est donc pas un hasard si Vincent Riou a martyrisé la concurrence mercredi, au point de talonner le jusqu’ici intouchable Armel Le Cléac’h. Paul Meilhat, également parti sans foils, complète le podium à une trentaine de milles du leader.

La dégringolade du jour est à mettre à l’actif de Jean-Pierre Dick. Le quatrième de l’édition 2012 fait du surplace (flashé à six nœuds à 9h du matin jeudi) et a dégringolé à la 12e place alors qu’il occupait les avant-postes 24 heures plus tôt.

Le classement : 

Armel Le Cléac’h (FRA/Banque Populaire VIII) à 23.318 milles de l’arrivée
Vincent Riou (FRA/PRB) à 7,94 milles du premier
Paul Meilhat (FRA/SMA), à 29,34 milles
Morgan Lagravière (FRA/Safran), à 34,84 milles
Jérémie Beyou (FRA/Maître Coq), à 40,96 milles

Accrochez-vous, on va passer au-dessus des 20 voire 25 noeuds

Heureusement pour les foilers en difficulté comme Dick, le terrain devrait rapidement redevenir favorable. Les alizés, c’est vents d’est en ouest, vont se faire de plus en plus sentir et permettre aux skippers de passer la vingtaine de nœuds, là où les moyennes sont pour le moment bloquées à la douzaine. Pour les bateaux équipés de foils, en cas de bonne manœuvre, ils pourraient bien dépasser les 25 nœuds et mettre à mal la concurrence. On a hâte de voir ça.

Tanguy De Lamotte a croisé un OFNI (objet flottant non identifié)

« Ce genre de choses, on préfère les voir que les toucher », Tanguy De Lamotte, comme les autres skippers, craint les OFNI. Heureusement pour lui, il n’en a croisé que de loin. Selon lui, il s’agirait d’une espèce de bidon flottant au loin.

C’est le grand jour pour Didac Costa !

Enfin, il va pouvoir repartir. L’Espagnol Didac Costa, très malheureux aux Sables le jour du départ, a pu réparer son bateau, sur lequel il a retravaillé la mécanique d’arrache-pied.

Costa va pouvoir reprendre le large aux alentours de la mi-journée. On espère pour lui qu’il réussira à se lancer enfin pleinement dans son Vendée Globe. S’il est bon et pas trop malchanceux, il pourrait bien rattraper Sébastien Destremau, avant-dernier et en difficulté pour le moment, au bout d’une quinzaine de jours.