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Stars, trophées et jeu pourri... On vous raconte l'Arsenal des 90's, le seul que le PSG ait affronté en coupe d'Europe
FOOTBALL•Le PSG et Arsenal s’étaient déjà affrontés à une époque ou Arsenal gagnait plus de titres (mais marquait moins de buts)…William Pereira
Tout part d’un de 1994 (1-1). Le 29 mars de cette année-là, les Parisiens reçoivent les Gunners au Parc des Princes pour le compte des demi-finales de la . Le match commence mal. Paris maîtrise la partie mais encaisse un but tout pourri juste avant la pause.
a« One nil to the Arsenal »
Pas de quoi entamer le moral des supporters parisiens – à l’époque ils ne sifflaient pas à la moindre déconvenue -, qui chantent, comme à leur habitude, « allez Paris Saint-Germain » sur l’air de pendant la pause. Pour ceux à qui ça ne dit rien, ça ressemble à ça.
Rien de génial si ce n’est que les fans d’Arsenal ayant fait le déplacement au Parc décident aussitôt d’imiter leurs homologues parisiens en reprenant le même air à coups de « one nil to the Arsenal » (un zéro pour Arsenal). , ces Gunners ? Pas vraiment.
De fait si les supporters des canonniers ont entonné cet air pour la première fois de leur histoire ce 29 mars 1994, ce n’était pas tant pour répondre aux ultras que pour chambrer leur équipe, qui, certes, gagnait (elle remportera d’ailleurs la compétition un mois plus tard), mais ne faisait alors rêver personne.
Plus qu’un simple chant, « one nil to the Arsenal » est donc devenu le symbole d’une époque un peu bizarre où trophées et matchs pourris cohabitaient à Highbury, celle du « boring, boring Arsenal » (l’ennuyeux Arsenal).
C’était quoi Arsenal, en 1994 ?
Plutôt que de se lancer dans une diatribe en direction de l’Arsenal des années 1990, on a préféré laisser , titulaire à l’aller et au retour pour le PSG contre les Anglais en 1994, nous expliquer à quoi ressemblait la formation londonienne à la fin du XXe siècle.
« C’était déjà une grosse équipe à l’époque avec Ian Wright et Kevin Campbell notamment. Ce n’est pas pour rien qu’ils gagnent la Coupe des vainqueurs de coupes après nous avoir sortis en demies, même si je pense qu’on était supérieurs et qu’on méritait de passer. C’était une équipe frileuse mais pas tant que ça… En fait je dirais plutôt que c’était une formation appliquée d’un point de vue tactique. Seulement, c’était comme aujourd’hui, une équipe qui ne maîtrisait pas le match pendant 90 minutes. »
Pour compléter l’analyse, on ajoutera que les Gunners ont remporté, entre 1988 et 1994, deux titres de champion d’Angleterre, une FA Cup, deux League Cup, un Community Shield, et donc, une C2 (rien à voir avec la Citroën). Le tout, sous la houlette de , deuxième entraîneur le plus titré de l’histoire des canonniers derrière tonton Arsène.
« Golden » Graham : des victoires mais pas de spectacle
George Graham, c’est un peu , outre-Manche. Pour lui, la fin justifie les moyens. Forcément, avec ce genre d’idéologies, arrivait un moment où l’on se faisait chier en matant les rencontres de ses équipes. Particulièrement en 1994, année de naissance du fameux « one nil to the Arsenal ».
« Une équipe se construit sur sa défense. Si vous faites autrement, vous construisez votre équipe sur des sables mouvants et ça ne marchera pas », prônait Graham, à la manière d’un entraîneur italien. Pas le genre d’idées qui cartonne chez la reine. Etonnamment, le technicien écossais n’a jamais été réellement inquiété par la direction du club en raison de son jeu frileux.
D’ailleurs, le bonhomme ne prendra la porte d’Highbury en 1995 qu’à la suite d’une sombre affaire de pots-de-vin reçus de la part de l’agent Rune Hauge (environ 500.000 euros) en 1992. Sans ça, il ne se serait probablement pas fait virer de sitôt et Londres n’aurait peut-être jamais connu , et l’âge d’or du début des années 2000.
Un mal pour un bien, donc, même si l’époque du « one nil to the Arsenal » provoque aujourd’hui chez certains supporters un sentiment de nostalgie. Quelque chose nous dit qu’ils seraient nombreux à signer pour un nouveau « one nil to the Arsenal » contre Paris…



















