PSG-Arsenal: Quand Unai Emery parle en espagnol et à la troisième personne, c'est que l'heure est grave

FOOTBALL L'entraîneur parisien reste sur une défaite et un nul avant la réception d'Arsenal mardi...

R.B.

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Unai Emery en conférence de presse le 12 septembre 2016.
Unai Emery en conférence de presse le 12 septembre 2016. — FRANCK FIFE / AFP

On oublie les approximations qui donnent un charme incertain aux interviews, on jette son « j’apprends une nouvelle langue en trois mois », et on revient à sa langue maternelle. S’il avait fait l’effort de parler français depuis son intronisation au poste d’entraîneur du PSG, Unai Emery a fait une entorse à cette discipline lundi. Pas par flemmardise mais par volonté de ne laisser aucune ambiguïté sur la teneur de ses propos.

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Car après deux piètres sorties parisiennes, sanctionnées par une défaite à Monaco et un nul contre Saint-Etienne, son Paris s’attaque à la Ligue des champions et Arsenal mardi, ce pour quoi il a été recruté. Questionné sur son travail puis les critiques de la presse, le Basque a appliqué trois méthodes de com' :

  • L’emploi de l’espagnol donc. S’il n’a rien dit de renversant, Unai Emery a pu insister sur « l’exigence absolue de la victoire » et « son travail, fait de rigueur et de patience ».
  • L’anaphore. Sans faire un « Moi, Président », le coach a lâché à deux reprises un « je suis entraîneur » et même un « Unai Emery est entraîneur », emploi de la troisième personne sorti d’on ne sait trop où.
  • L’autocritique. Vous me chargez dans la presse ? Ben vous n’avez pas tort. « Je fais aussi mon autocritique, ça me permet d’apprendre beaucoup sur moi-même, a-t-il lâché. Là, je me concentre sur ma mission. » Qui lui impose un bon résultat contre les Londoniens.