JO 2016: «On se déteste mais on se respecte», Batum met l’ambiance avant le quart France-Espagne

BASKET L’ailier français promet « une belle » de légende…

B.V.

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Nicolas Batum s'était un peu énervé contre les Espagnols en 2012
Nicolas Batum s'était un peu énervé contre les Espagnols en 2012 — Emmanuel Dunand afp.com

De notre envoyé spécial à Rio,

« C’était écrit ». Peu importe où, peu importe comment, peu importe quand, Nicolas Batum « le savait », la France affronterait l’Espagne dans ces Jeux olympiques. Comme dans chaque compétition internationale depuis 2009. Une bonne dernière baston histoire de boucler la boucle, alors que plusieurs acteurs majeurs (Parker, Gasol, Navarro ?) prendront leur retraite internationale après ces Jeux. Bref, ça va s’envoyer, promet Batum.

Vous retrouvez l’Espagne en quarts. Quelque part, vous vous y attendiez ?

C’est ce que j’avais dit à la fin du match face aux Etats-Unis : j’étais sûr qu’on allait les rencontrer. C’était écrit, c’était limite normal. On devait se revoir, surtout après tout ce qu’il s’est passé ces dernières années. Voilà, il fallait une belle dans un match couperet.

Qu’est ce que ça vous inspire ?

Des rivalités comme la notre, c’est des grands moments de sport. Avec des bons et des mauvais souvenirs de part et d’autre. Sur un quart de finale olympique, alors que ça peut être le dernier match de plusieurs légendes des deux équipes - je ne pense pas que Gasol ou Navarro vont continuer derrière - ça va donner un truc en plus à un match déjà assez électrisant. Ca va être un gros, gros match.

Quelque part, vous adorez les détester ?

Ouais, je pense. Mais c’est ça qui fait la rivalité dans le sport. On se déteste et on se respecte beaucoup aussi. C’est pour ça que c’est toujours des matchs assez intenses, on les déteste parce qu’ils sont forts et c’est réciproque. On peut leur créer des problèmes comme ils peuvent nous en créer.

Qui est le favori ?

Il y a jamais vraiment de favori dans ces matchs-là. Les deux dernières années, le favori a perdu.

En 2012, vous aviez un peu craqué contre Navarro. Qu’est ce qui a changé depuis ?

J’ai quatre ans de plus (rires). C’était une grosse erreur de ma part, une des seules que j’ai pu faire à ce niveau-là sur un terrain de basket. Je ne le referai jamais, c’est sûr.

Justement, est-ce que le trash-talk va être une part importante de ce match ?

Pas de notre côté. On va rester concentrés sur le match et parler sur le terrain. Ca va être plus un match mental que technique. On sait ce qu’ils vont faire, ils savent ce qu’on va faire. Ce sont les mêmes coachs depuis des années, les mêmes joueurs, les mêmes systèmes de jeu. On connait les forces et les faiblesses des adversaires…

C’est quoi leurs faiblesses ?

Y en a pas beaucoup, à part qu’ils sont plus âgés qu’il y a six ou huit ans. C’est une équipe qui joue très bien au basket.

Not in my backyard !!!
Not in my backyard !!! - JAVIER SORIANO / AFP

Ca pourrait être le dernier match de Tony Parker avec la France…

Ce serait cruel pour lui de terminer contre eux. On va essayer de les battre et de ne pas finir là-dessus, de continuer à avancer pour affronter les Etats-Unis… ou l’Argentine.