Nicolas Batum lors de la fin du quart de finale France-Espagne des JO, le 8 août 2012, à Londres.
Nicolas Batum lors de la fin du quart de finale France-Espagne des JO, le 8 août 2012, à Londres. - EMMANUEL DUNAND / AFP

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres,

En basket comme dans le sport en général, le vainqueur est toujours le plus magnanime. «C’est un match plein de tension, mais tout ce qui s’est passé avant, c’est du passé», avance Marc Gasol. La fin du match entre la France et l’Espagne (59-66) a pourtant été émaillée d’un début de bagarre générale. La première mèche a été allumée par Ronny Turiaf, la seconde par Nicolas Batum. Les deux joueurs français ont dégoupillé et ont été logiquement sanctionnés d’une faute anti-sportive.

Collet: «Vos joueurs ne font pas de cadeau, nous ne ferons pas de cadeau non plus»

Mais les coéquipiers de Tony Parker sont d’abord sortis particulièrement frustrés de la rencontre. Selon Boris Diaw, ils reprochent aussi aux Espagnols d’avoir abusé du «flopping», qui consiste à exagérer les chocs en position défensive pour récupérer des fautes. Interrogé par la presse espagnole en fin de rencontre, Vincent Collet a eu toutes les peines du monde à garder son calme. «Le basket c’est physique. On ne recevra aucune leçon des journalistes espagnols. Vos joueurs ne font pas de cadeau, nous ne ferons pas de cadeau non plus», lance le sélectionneur des Bleus.

De Colo: «On s’est rappelé tous les vices qu’ils nous ont fait»

Vaincus en finale du dernier euro l’an passé et en quart de final du mondial il y a deux ans, les Français en ont, semble-t-il, plus qu’assez de tomber contre leur bête noire. «On s’est rappelés tous les vices qu’ils nous ont fait», avoue Nando De Colo. Mis sous pression à ce sujet par un journaliste ibère, Collet a d’ailleurs rétorqué: «Demandez à Rudy Fernandez ce qu’il a fait à Tony Parker ce qu’il a fait en finale de l’Euro l’année dernière». La prochaine fois que les deux équipes se rencontreront, il faudra peut être prévenir la sécurité.