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JO 2016: Démâter l’Italie en fleuret, c’est peut-être l’exploit des JO

JO 2016: Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais démâter l’Italie en fleuret, c’est peut-être l’exploit des JO

ESCRIMELa France a détruit le favori italien en demies et s’est assurée d’une nouvelle médaille…
Bertrand Volpilhac

B.V.

De notre envoyé spécial à Rio,

Ca y est, c’est bon, on peut le dire : l’escrime français est de retour. Après le fiasco de Londres 2012, voilà déjà deux médailles assurées avec la qualification en finale des hommes du fleuret, qui vient valider le bronze de Gauthier Grumier à l’épée, mardi. Superbe. Mais on s’excuse par avance de ne pas trop pouvoir s’étendre sur cette nouvelle breloque qui attend les fleurettistes : leur finale aura lieu à 23h30, pile-poil entre celles de deux monstres du sport français, Teddy Riner et Florent Manaudou.

Alors rendons leur hommage dès maintenant. Parce que ce qu’ils ont fait face aux Italiens en demie est absolument exceptionnel. Restituons :

  • L’Italie est la meilleure nation dans l’histoire du fleuret
  • L’Italie est championne olympique en titre
  • L’Italie est championne du monde en titre
  • Lors de ce titre de champion du monde, les Italiens avaient détruit la France (45-25)
  • Membre de cette équipe, Daniele Garozzo a remporté l’épreuve individuelle il y a quelques jours
Même nous on y croyait pas (extrait du live de 20Minutes)
Même nous on y croyait pas (extrait du live de 20Minutes) - Capture d'écran

Bref, autant vous dire que nos Français étaient loin d’être favoris. Et pourtant, ils ont massacré les Italiens. Mais genre vrai de vrai, quoi, 45-30. « Nous, on y croyait sincèrement, explique le leader de cette équipe Erwann Le Péchoux. On en a parlé en se préparant, dans le couloir on se disait "regarde, ils flippent, on a quelque chose à faire". On a toujours dit que c’était le tableau le plus dur mais on sait de quoi on est capable. On sait ce qu’on vaut en équipe, on l’a prouvé par le passé, on savait que c’était possible. Après, la manière, c’était absolument inimaginable. On a été super forts et je suis fier d’avoir tiré avec eux et d'avoir vécu ce moment-là. »

« On a bien choisi notre jour, non ? »

Colossal, Enzo Lefort a lui-même un peu de mal à réaliser l’ampleur de l’exploit. « +15 touches sur une demi-finale olympique, c’est fort. Si je me souviens d’une telle victoire sur les Italiens ? Non (rires). On a bien choisi notre jour, non ? »

Maintenant, reste quand même à finir le boulot en prenant les 45 touches contre la Russie. « On va savourer un peu la victoire contre l’Italie puis se remettre dedans, conclut Le Péchoux. L’Italie, ce n’est qu’une étape. On est venu pour aller le plus loin possible. Ce serait dommage de s’arrêter là. » Surtout après ce qu’ils viennent de nous faire.