Liverpool: Jurgen Klopp, le meilleur pote qu’on rêverait tous d’avoir

FOOTBALL Quand on le voit, on a tout de suite envie d'aller boire des coups avec lui...

N.C.

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Jurgen Klopp, ton pote cool en survêt.
Jurgen Klopp, ton pote cool en survêt. — SIPANY/SIPA

Il est sympa, il a de l’humour, il est talentueux, il gagne, il est adulé partout il passe… Franchement, on a essayé de trouver des défauts à Jurgen Klopp, mais le coach de Liverpool, engagé en demi-finales de la Ligue Europa jeudi face à Villarreal, est désespérant de génialitude. Un truc à vous plonger dans le topic « Vaincre vos complexes, c’est facile » sur Doctissimo. Mais plutôt que rester planqué sous la couette à se morfondre, on a décidé d’en faire notre meilleur pote. Parce que c’est quand même plus marrant comme ça, et que l’Allemand a vraiment tout pour ça. La preuve, avec d’authentiques citations dedans.

  • Jurgen est fou juste comme il faut

Une soirée devant la télé à mater la 8e rediff’du « Cœur des hommes » ? Très peu pour lui. L’Allemand aime quand ça bouge, quand il y a de l’enthousiasme, des retournements de situation, de la folie partout autour de lui. « Si le public veut des émotions et que tu lui proposes une ennuyeuse partie d’échecs, l’un des deux va devoir changer de stade, dit-il. Les supporters veulent de la passion ! » Rien n’émeut autant Klopp qu’un bon 4-3 des familles. Même si ce n’est pas toujours en sa faveur. Même s’il doit parfois y laisser ses lunettes.

Premier League - 23ème journée - Norwich 4-5 Liverpool
  • Jurgen peut vous sauver des coups

Après avoir passé trois heures à vous esquinter sur la piste de danse - en vain évidemment -, vous tentez l’approche de la dernière chance pour ne pas rentrer chez vous en solitaire. Problème, la chemise commence à coller un peu et ça ne passe pas inaperçu. C’est là qu’arrive le bon Jurgen, qui ressort cette phrase magnifique adressée à son homologue de Schalke Fred Rutten dans l’ascenseur menant à la conférence de presse après un match nul 3-3 en 2008 : « Si vous trouvez que ça pue la transpiration, c’est moi. C’était très excitant ». Le coup est sauvé. Ça, c’est un wingman.

"Toujours là pour toi mec". - Alex James/JMP/Shutters/SIPA
  • Jurgen sait s’effacer au moment opportun (mais ça n’a pas toujours été volontaire)

Cette fille, vous l’avez remarquée dès le début de la soirée. D’approches maladroites en blagues gênantes, vous êtes à ça de lui arracher un sourire. Le seul obstacle qui reste en vous et elle, c’est l’arrivée inopportune du pote un peu lourd qui va ruiner tous ces efforts. Ce n’est pas le genre de Klopp. « Dans les années 1980, j’aurais pu mourir de faim dans un coin d’une discothèque, personne ne l’aurait remarqué », raconte-t-il à propos de ses jeunes années.

L’Allemand a trop souffert pour vous la faire à l’envers alors qu’on entre dans le temps additionnel. Et pour ne rien gâcher, il reste drôle en toutes circonstances. Même s’il radote un peu sur cette histoire du Bayern Munich qui n’a pas voulu de lui en 2008. « Uli Hoeness doit autant s’en vouloir que les filles avec lesquelles je voulais sortir lorsque j’avais 17 ans et qui, à l’époque, m’avaient mis un râteau. »

  • Jurgen aura de la compassion pour vous lors des lendemains difficiles

C’était la dernière fois. Ventre en vrac, cheveux qui poussent à l’intérieur du crâne, votre réveil est compliqué. Ça ne s’arrange pas avec toutes ces photos compromettantes publiées sur Facebook. Vos amis et votre famille peuvent retracer heure par heure une soirée dont vous n’avez plus le moindre souvenir.

Heureusement, Klopp, qui vous a raccompagné à la maison avant de dormir sur le canapé (ce n’est pas quelqu’un qui prenait sa douche avec ses joueurs qui va vous laisser vomir seul sous un porche), est là pour vous rassurer. « Parfois, je m’effraie moi-même quand je vois des images de moi à la télé », reconnaît-il à propos de ses excès le long de la ligne de touche.

La foliiiiiiiiiiiiiiiiiie.
La foliiiiiiiiiiiiiiiiiie. - Matt West/BPI/Shutterst/SIPA
  • Mais Jurgen n’est pas là pour vous ménager

Le soutien, ça marche un temps, mais faut pas pousser non plus. Cette dépression à deux balles qui vous guettent parce que ça fait quatre jours que vous êtes seul, très peu pour lui. Jurgen Klopp n’est pas du genre à mentir sur vos qualités pour vous remonter le moral. Sa méthode, c’est la-vérité-qui-fait-mal-à-entendre-mais-qui-fait-du-bien-tout-compte-fait.

  • « Ce n’est pas forcément facile de jouer avec ses tripes quand on vient juste de sortir du lit dans une chambre cinq étoiles. Si on leur donne trop de confort, les joueurs ont tendance à se prélasser. »

Puisqu’il est vraiment parfait, le coach allemand teste ses punchlines d’abord sur lui-même. L’autodérision, c’est son truc.

  • « J’ai dû me débrouiller suffisamment longtemps avec du mauvais football… le football que je pratiquais moi-même ! »
  • « Durant ma carrière de joueur, je n’ai malheureusement pas réussi à traduire sur le terrain ce qui se passait dans mon cerveau. J’avais un talent qui convenait pour une petite division et une tête qui était faite pour la Bundesliga. Résultat : je jouais en deuxième division. »

Oui, Jurgen Klopp, c’est vraiment le meilleur pote qu’on rêverait tous d’avoir. Peut-être aussi parce que quand il ne vous aime pas, ça pique. N’est-ce pas Jurgen Klinsmann ?

  • « Sur le plan footballistique, j’étais encore plus limité que lui… »

Pour tout ça, danke Jurgen.