Attentats de novembre: Quatre mois après, les Bleus de retour au Stade de France avec des «souvenirs difficiles»

FOOTBALL Un peu plus de quatre mois après le 13 novembre, l’équipe de France est de retour à Saint-Denis…

Nicolas Camus
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Le public a envahi la pelouse du Stade de France le 13 novembre 2015.
Le public a envahi la pelouse du Stade de France le 13 novembre 2015. — Michel Euler/AP/SIPA

Il fallait bien en passer par là tôt ou tard. Un peu plus de quatre mois après la dramatique soirée du 13 novembre, les Bleus sont de retour au Stade de France, mardi, pour affronter la Russie en amical. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais les attentats de Bruxelles, la semaine dernière, ont rappelé que la menace était toujours aussi présente dans les capitales européennes.

Cette soirée de novembre, les joueurs, qui avaient entendu deux détonations en plein match face à l’Allemagne avant de prendre connaissance de l’attaque terroriste au coup de sifflet de final, s’en souviendront toujours, évidemment. Comme tout un chacun. Ils l’admettent, cela va trotter dans un coin de leur tête au moment d’arriver à Saint-Denis. « Ça va être un peu spécial. On aura tous une petite pensée », dit Raphaël Varane, sur RMC. « Plus le match approche, plus on y pense. Il y aura des souvenirs assez difficiles, reconnaît Olivier Giroud. Il va falloir faire abstraction de ça parce qu’on va jouer encore beaucoup de matchs au stade de France. Le premier match de l’Euro, ce sera ici. »

Alors autant exorciser. Et cela vaut pour les joueurs comme les spectateurs. « J’espère que les gens viendront nombreux, qu’ils n’auront pas peur de venir au stade et qu’ils feront la fête parce que le foot c’est ça », estime Blaise Matuidi, qui a rencontré la semaine dernière le stadier-héros du 13 novembre. Mardi, le Stade de France ne devrait pas afficher complet. A 24 heures du coup d’envoi, en tout cas, il reste des places dans toutes les catégories. Le fait de jouer en semaine face à un adversaire pas plus attrayant que ça y est aussi sûrement pour quelque chose.

Les supporters des Bleus devant Wembley, le 17 novembre 2015.
Les supporters des Bleus devant Wembley, le 17 novembre 2015. - Matthew Chattle/REX Shu/SIPA

Depuis novembre, les mesures de sécurité ont été renforcées. Quand ils arriveront aux abords de l’enceinte mardi, les spectateurs devront passer un double système de filtrage. Comme un avant-goût de l’Euro. Les Bleus s’attacheront à ce qu’il en soit également ainsi sur la pelouse.

« On a la chance de faire un métier qui déchaîne des passions, qui fait oublier son quotidien. On prend cette responsabilité avec plaisir, honneur. Charge à nous de redonner le sourire et de faire oublier ce qu’il s’est passé il y a quatre mois. Ce n’est pas trop lourd, c’est une responsabilité qu’on assume totalement », assure Christophe Jallet. Le latéral a lui conseillé à ses proches de venir soutenir les Bleus.