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Apprendre le haka en 5 leçons

Apprendre le haka en 5 leçons

J'AI TESTEUne journaliste de 20 Minutes s'est initié au haka...
Alice Antheaume

Alice Antheaume

Coupe du Monde de rugby oblige, le haka s’apprend à Paris au musée du quai Branly. Un atelier testé par 20 Minutes, sous l’égide d’un prof venu des îles Marquises.


Leçon numéro 1: choisir son haka

Derrière le terme générique «haka», pas moins de quatre danses rituelles venues des îles pacifiques. La plus connue s’appelle «Ka mate», celle des All Blacks, des terreurs sur le terrain.


Leçon numéro 2: prendre un air (très) méchant

Le haka sert le combat. Le but? Impressionner l’adversaire en lui lançant un regard de tueur. «On a le droit de postillonner en soufflant?», demande un participant. Pas question de rire, donc, même quand on se tape les cuisses.

Leçon numéro 3: comprendre les paroles

Contrairement à ce que pourraient laisser croire les démonstrations des joueurs en début de match, le haka est bien plus qu’une suite de cris. Les paroles, héritées d’une «légende ancestrale», relatent l’aventure d’un chef qui, «poursuivi par ses ennemis, trouve refuge dans un puits, tremble pour sa vie avant de revoir la lumière du soleil», raconte le prof. Voilà pourquoi le chant dit «je meurs» («Ka mate») puis «je vis» («Ka ora») en passant par «un pas vers le haut puis un autre» («Upane ah Upane»).


Leçon numéro 4: ne pas sous-estimer l’affaire

Pas si facile de synchroniser paroles et gestes de forcenés: indépendance des membres requise. Penser à ne pas venir en talons.

Leçon numéro 5: s’interroger

L’atelier d’initiation est ouvert aux filles. Absurde? Le prof, assisté lui-même d’une sirène aux cheveux qui touchent terre, originaire de l’île de Pâques, sourit: «les femmes sont toujours derrière les guerriers, en support».

Informations: Atelier gratuit de haka les 22 et 26 septembre ; les 3, 6, 13 et 17 octobre au musée du quai Branly, à Paris.