Galles-France: Plisson veut effacer le match de 2014, «son pire souvenir» en Bleu
RUGBY•L'ouvreur du XV de France avait pris l'eau à Cardiff il y a deux ans...N.C. avec AFP
L'ouvreur du XV de France Jules Plisson s'est dit mardi «content de pouvoir retourner à Cardiff» vendredi dans le Tournoi, deux ans après y avoir vécu «son pire souvenir» en Bleu et depuis lequel il a «mûri».
Le match du Tournoi 2014 à Cardiff (défaite 27-6), où les Gallois avaient quasi systématiquement attaqué dans votre zone, pour votre 3e sélection, est-il votre plus mauvais souvenir en Bleu?
Oui, mais c'est un match où j'ai beaucoup appris: j'étais vraiment confronté à un contexte particulier et je suis content de pouvoir y retourner parce que j'ai deux ans de plus d'expérience. Je pense avoir mûri dans mon jeu. C'est mon plus mauvais souvenir aussi parce qu'on avait pris des séquences de jeu, tout le match (les Gallois) sont venus dans ma zone avec ces mecs qui font plus de 110 kilos et 1,90 m. Mais on va mettre des choses en places (vendredi) qui vont nous permettre d'être bien.
Qu'avez-vous appris?
Quand tu prends des "avions" tout le match, forcément ça te forge un peu. Je me suis dit aussi qu'il fallait avancer. Ça m'a fait comprendre tout ce que je devais apprendre pour arriver au niveau où je veux être.
En défense notamment?
Oui. Beaucoup de personnes m'ont reproché d'avoir loupé des plaquages. Mais je sortais de la ligne, je ne respectais pas vraiment le plan de jeu défensif et me mettais en difficulté tout seul. Aujourd'hui, j'ai appris à rester en ligne, comme sur ces deux matches (de ce Tournoi, contre l'Italie et l'Irlande). Je me suis senti bien en défense, je n'ai pas défendu tout seul comme avant. L'Irlande est une des équipes qui a les lancements les plus compliqués à défendre au monde et je crois qu'on ne s'est pas fait percer une fois.
Le contexte du Millennium vous avait-il vraiment impressionné il y a deux ans?
Bien sûr, tu regardes un peu tout ce qui se passe autour. L'équipe est encore plus jeune mais a peut-être un peu plus d'insouciance. Il y a deux ans on était beaucoup resté sur tout ce qui allait se passer autour (du terrain), là on n'en a pas parlé une seconde. On va faire abstraction de tout ça, j'en suis persuadé. (Avant le match) tu entres dans le noir, ils te mettent du rock and roll à fond -- déjà que j'aime pas ça... Il y a des lasers rouges dans tous les sens, des flammes. C'est énorme. D'un coup toutes les lumières s'allument quand les (joueurs) Gallois arrivent (sur le terrain) - je crois qu'ils viennent aussi avec une bête, non? Pour une seule chose, voir l'équipe adverse se faire battre.
Avez-vous une envie de revanche par rapport à ce match?
Non, je n'ai pas de revanche à prendre. Parce qu'on était tous en difficulté, c'était un match compliqué, il y avait de la tension sur le terrain entre nous, avec l'arbitre... On n'était pas dedans et impuissants. Aujourd'hui, on a tous un peu plus d'expérience pour ceux qui ont joué ce match. Non ce n'est pas une revanche, juste une volonté de bien faire avec un très bon état d'esprit.
Le style de jeu mis en place notamment par Jean-Frédéric Dubois, l'entraîneur des arrières, est-il le même que lorsqu'il vous entraînait au Stade Français ces deux dernières saisons ?
C'est différent, un autre jeu, peut-être plus ambitieux avec une circulation différente. On essaie de faire ce que font les meilleures équipes au monde, de créer des intervalles et pas d'avoir un jeu un peu plus restrictif, basé sur une passe et le défi. On essaie de jouer nos duels et d'avoir de la continuité. On sait qu'il aura des périodes plus compliquées, qu'on aura du mal à mettre notre jeu en place, parfois. Mais le public va aimer notre volonté de créer, déplacer le ballon et prendre des initiatives.


















