Dopage mécanique: La Fédération belge va se doter de matériel de détection

CYCLISME Le matériel coûtera environ 40.000 euros...

N.C. avec AFP

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Le système de moteur électrique pour vélos Vivax est (presque) totalement indétectable.
Le système de moteur électrique pour vélos Vivax est (presque) totalement indétectable. — M.Libert / 20 Minutes

La Fédération belge de cyclisme (RLVB) va se doter de matériel «efficace» de détection des fraudes mécaniques sur les vélos, a-t-on appris vendredi. Cette décision, annoncée dans les médias belges, fait suite à la découverte d’un moteur dans le cadre du vélo de la Belge Femke Van den Driessche lors des Championnats du monde Espoirs en janvier dernier à Heusden-Zolder.

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La Fédération belge avait alors été pointée du doigt pour son inaction par les autres nations et redoute de devoir payer une éventuelle amende à la suite de la tricherie de sa représentante. En réaction, la RLVB va donc se doter d’un scanner pour traquer les fraudeurs sur toutes les routes de Belgique, a indiqué son directeur technique Jos Smets.

«Dans la foulée des évènements de Zolder, un fabriquant est venu nous voir avec sa machine. Et sur papier, l’appareil semble efficace», a expliqué Jos Smets évoquant un matériel coûteux, «d’une valeur de 40.000 euros». Quelques tests doivent encore être effectués avant de valider le scanner que la RLVB envisage d’utiliser dès le printemps sur les épreuves belges. La saison cycliste belge sur route débute le 27 février avec le circuit Het Nieuwsblad.

Fin janvier, le président de l’UCI, Brian Cookson, avait parlé d’un système de détection facile à mettre en œuvre et peu coûteux. Jos Smets estime lui a contrario «qu’il n’est pas facile de trouver le bon matériel, fiable».