NBA: Et les Spurs dans tout ça? Diaw «sent quelque chose de différent cette année», et il aime ça

BASKET Le capitaine des Bleus est confiant pour sa 5e saison au sein de la franchise de San Antonio...

N.C.

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Boris Diaw et les Spurs de San Antonio réalisent un très bon début de saison 2015-2016.
Boris Diaw et les Spurs de San Antonio réalisent un très bon début de saison 2015-2016. — Eric Gay/AP/SIPA

Les Spurs nouveaux sont arrivés. Il était temps, avec un trio de leaders plus très loin de la maison de la retraite. Duncan (39 ans), Ginobili (37 ans) et Parker (33 ans) portent San Antonio depuis près de 15 ans. Les choses sont en train de changer. Kawhi Leonard prend de l’épaisseur et, surtout, LaMarcus Aldridge est là maintenant. L’impressionnant ailier (2,11m, 109 kg) est une valeur sûre de la Ligue (il reste sur deux double doubles de moyenne ces deux dernières années avec Portland) et a le profil de l’homme idéal pour soulager les Spurs.

« On se sent quelque chose de différent cette année », assure Boris Diaw. Depuis Toronto, où il joue jeudi soir, le capitaine des Bleus prend le temps de répondre à quelques questions par téléphone. Sa cinquième année au sein de la franchise texane, il la sent bien. « L’objectif, c’est de gagner le titre », annonce-t-il.

 

Même s’il n’aime pas trop le jeu des comparaisons, Babac a du mal à faire semblant quand on lui demande si les Spurs version 2015-2016 sont au-dessus de ceux qui se sont fait sortir dès le premier tour des play-offs la saison dernière. « On pensait que ça allait prendre du temps [de s’adapter aux changements], mais ça va. Il y a encore des périodes où offensivement on passe à côté, mais la plupart du temps c’est bien huilé, ça tourne, avec un super jeu de passes ».

La preuve par les chiffres. Vingt-deux matchs, dix-huit victoires et une deuxième place de la conférence ouest, tranquillement installé dans l’ombre de Golden State et sa série record de vingt-trois victoires d’affilée depuis le début de saison. « Ils semblent inarrêtables, mais ils vont bien finir par perdre un jour. De toute façon, c’est en play-offs qu’il faudra être là ». Celle-là, on ne peut pas lui enlever.

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Les nouveaux Spurs, c’est aussi le léger changement de rôle de Tony Parker. Le Français, habitué à prendre 40 tirs par match depuis une décennie (on exagère un peu, peut-être), n’a plus à forcer. « Il a moins besoin de scorer cette année, il fait son boulot de meneur. Il gère l’équipe, fait des passes, il est bien », résume son coéquipier de toujours. Et lui dans tout ça ? Pas d’objectif de temps de jeu ni de stats. « Je suis un facilitateur, c’est tout ». A 33 ans, ce n’est pas maintenant qu’on va le changer.