Scandale de dopage: L'enquête visant le Kenya réjouit beaucoup de monde

ATHLETISME Sharad Rao, qui dirige cette enquête pour la commission d'éthique de l'IAAF, qui le dit...

N.C. avec AFP

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Emily Chebet (au centre) a écopé de qautre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015.
Emily Chebet (au centre) a écopé de qautre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015. — BEN STANSALL / AFP

Beaucoup de personnes ont proposé d'apporter leur témoignage dans le cadre de l'enquête sur des allégations de dopage et de corruption au sein de l'athlétisme kényan, a affirmé mercredi à l'AFP l'enquêteur en charge du dossier. «Il y a un énorme élan de bonne volonté, venant de la part de personnes qui se réjouissent de la création de cette enquête et qui se disent prêtes à venir avec des informations», a déclaré à l'AFP Sharad Rao, nommé lundi par la commission d'éthique de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) à la tête de l'enquête au Kenya.

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Après seulement une journée de travail, M. Rao a indiqué qu'il était satisfait du soutien manifesté par nombres de personnes dans le pays. «Avec ce niveau de coopération, je pense que mon boulot va s'en trouver facilité», explique M. Rao. «Les allégations qui sont portées sont très sérieuses et justifient l'enquête», a-t-il ajouté. M. Rao demande également aux lanceurs d'alerte de venir à lui, et aux officiels de fournir les informations.

«La coopération est vraiment nécessaire», souligne M. Rao. «La coopération et la volonté. Notamment celle des athlètes eux-mêmes à venir pour dire avec honnêteté ce qu'ils savent et ce qui s'est passé sans être vindicatifs à l'encontre d'aucun des trois responsables» précédemment nommés.

Suspendus «dans l'intérêt de l'intégrité du sport»

Le comité d'éthique de l'IAAF a annoncé lundi la suspension de trois dirigeants de la Fédération kényane d'athlétismeLes motifs avancés font frémir: il s'agit d'agir «dans l'intérêt de l'intégrité du sport». La commission d'éthique fonde ses décisions sur deux soupçons: «subversion potentielle du processus de contrôle antidopage au Kenya et détournement potentiel de fonds reçus par l'AK de la part de Nike».