Scandale de dopage: Après la Russie, l'IAAF s'en prend au Kenya

ATHLETISME Trois responsables de la Fédération du Kenya (AK), dont son président Isaiah Kiplagat, ont été suspendus...

N.C. avec AFP

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Emily Chebet (au centre) a écopé de qautre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015.
Emily Chebet (au centre) a écopé de qautre ans de suspension pour usage de furosemide, le 28 novembre 2015. — BEN STANSALL / AFP

La commission d'éthique de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a annoncé lundi la suspension provisoire de trois responsables de la Fédération du Kenya (AK), dont son président Isaiah Kiplagat «dans l'intérêt de l'intégrité du sport». 

Les deux autres responsables provisoirement suspendus sont David Okeyo, vice-président de l'AK et membre du conseil de l'IAAF, le gouvernement de l'instance internationale et Joseph Kinyua, trésorier de l'AK.

Ces mesures interviennent à la suite de l'analyse de plaintes remontées jusqu'à la commission d'éthique concernant en particulier deux sujets: «subversion potentielle du processus de contrôle antidopage au Kenya et détournement potentiel de fonds reçus par l'AK de la part de Nike», développe la commission d'éthique dans un communiqué.

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Le président Isaiah Iplagat est également soupçonné d'avoir reçu «deux véhicules motorisés de la part de la Fédération qatarienne d'athlétisme pour la période 2014-2015».

«Le Kenya a un vrai problème. S'ils ne travaillent pas sérieusement (contre le dopage), je pense que quelqu'un le fera pour eux», avait averti sans détour Dick Pound, président de la commission d'enquête de l'AMA, lorsqu'il avait remis son rapport sur la Russie. 

Samedi, le Kenya avait voulu montrer sa bonne volonté en infligeant quatre années de suspension à Emily Chebet, double championne du monde de cross (2010 et 2013), pour usage de furosemide, un produit masquant. En tout, sept athlètes du pays ont été suspendus de deux à quatre ans.