Coupe du monde de rugby: 210 millions d'euros de bénéfices, record battu

RUGBY World Rugby a communiqué sur les rentrées financières de la compétition...

R.B. avec AFP

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La Nouvelle-Zélande a dominé l'Afrique du Sud le 24 octobre 2015.
La Nouvelle-Zélande a dominé l'Afrique du Sud le 24 octobre 2015. — Frank Augstein/AP/SIPA

Le président de World Rugby Bernard Lapasset a annoncé que la Coupe du monde en Angleterre, qui s'achève samedi, avait permis de dégager 150 millions de livres (210 millions d'euros) de ressources pour son organisation.

«On nous avait annoncé qu'on battrait les records en matière de retours commerciaux. C'est fait», a déclaré M. Lapasset lors d'un point-presse à Twickenham, à quelques heures de la finale entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie.

«Le produit net, c'est 150 millions de livres de ressources pour World Rugby, record battu de loin», s'est-il félicité.

>> A suivre: La finale Nouvelle-Zélande - Australie à partir de 16h40

«Les Britanniques ont estimé qu'il y avait 1 milliard de livres de retour net pour leur économie. C'est énorme. L'activité économique suscitée par la Coupe du monde de rugby nous situe parmi les grands événements», a-t-il encore estimé.

Selon Brett Gosper, directeur exécutif de World Rugby, les 150 millions de livres seront redistribuées selon le modèle suivant: 8,5 millions de livres (11,9 M EUR) sur 4 ans pour chacune des 10 équipes du Tier 1 (celles participant au Tournoi des six nations en Europe et au Four nations dans l'hémisphère sud); 5 millions de livres (7 M EUR) sur 4 ans pour chacune des 10 équipes du Tier 2, c'est à dire les 10 autres nations ayant participé à la Coupe du monde (Samoa, Fidji, Japon...).

«Ca fait donc 85 millions (119,1 M EUR) en tout pour le Tier 1, 50 millions (70,1 M EUR) pour le Tier 2 et 28 millions (39,2 M EUR) pour les autres membres», a précisé M. Gosper. «Il faut dire que 85% des revenus viennent du Tier 1 donc c'est une vraie redistribution», a-t-il ajouté.

M. Lapasset a également mis en avant les bons résultats de la billetterie, avec quelque 2,4 millions de billets vendus.

«On a 97% de "ticketing" vendu, c'est le record absolu. On était resté sur 93% en 2007 en France. On a dû aussi ouvrir les fanzones assez largement car le public était demandeur de participer à tous les événements. On pense avoir réuni entre 1,5 million et 2 millions de personnes sur ces fanzones», a souligné M. Lapasset.