Démission de Blatter: Les réactions s'enchaînent, plusieurs candidats se déclarent

FIFA Le Suisse a démissionné mardi, quatre jours seulement après sa réélection...

R.B.
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Sepp Blatter annonce sa démission le 2 juin 2015.
Sepp Blatter annonce sa démission le 2 juin 2015. — Ennio Leanza/AP/SIPA

Le départ annoncé de l'insubmersible patron de la Fifa, Joseph Blatter, a provoqué nombre de réactions, très largement positives.

Michel Platini, président de l'UEFA et ennemi déclaré de Blatter, a ainsi fait part de sa satisfaction. «C'était une décision difficile, une décision courageuse, et la bonne décision», a réagi dans un communiqué le Français, qui avait appelé à voter pour son adversaire, le prince jordanien Ali et dont le nom va inévitablement resurgir comme possible futur président. «C'est une excellente nouvelle», a jugé le président de la fédération anglaise (FA), Greg Dyke.

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«Bonne nouvelle» aussi pour le Néerlandais Michael Van Praag, un temps candidat pour le scrutin de vendredi dernier mais qui s'était désisté en faveur du prince Ali, et n'exclut pas une nouvelle candidature.

Battu par Sepp Blatter lors de l'élection vendredi, le prince Ali a fait savoir par l'intermédiaire du vice-président de la fédération jordanienne qu'il serait prêt à se lancer de nouveau dans la course à la présidence de la Fifa. Son adjoint a déclaré qu'il serait disposé à «à prendre la présidence dans l'immédiat si on lui demande». Largement distancé au premier tour, il s'était retiré avant la tenue du second.

«On repart sur de bonnes bases»

Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a lui estimé au micro de RTL que cette annonce «était une surprise mais que ce n'était pas plus mal. On repart sur de bonnes bases». Il avait voté en faveur de Blatter.

Le ministre des Sports français Patrick Kanner a salué mardi la démission du président de la Fifa Joseph Blatter et a évoqué «une sage décision». «Je prends acte de la démission de Joseph Blatter. Le monde du football a été fortement ébranlé ces derniers jours. C'est une sage décision qui permettra je l'espère à la Fifa de retrouver sa sérénité et de remettre enfin le football au coeur des priorités», a dit le ministre dans un communiqué.

Sur Twitter, le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard s'est félicité de cette démission, espérant qu'elle puisse redonner de la crédibilité à l'institution.

#Blatter 1 première étape pr recréer un climat de confiance autour de la #FIFA. Au delà des personnes ds réformes structurelles sont à mener
— Thierry Braillard (@Th_Braillard) June 2, 2015

 

«Le changement arrive enfin», s'est exclamé mardi sur Facebook l'ancien Ballon d'Or portugais Luis Figo, appelant à «une nouvelle ère de dynamisme, transparence et démocratie dans la Fifa». «C'est un bon jour pour la Fifa et le Football. Le changement arrive enfin», écrit l'ancien capitaine de la Seleçao, qui s'était retiré de la course à la présidence de la Fifa une semaine avant la réélection de Sepp Blatter.

Le «roi» Pelé a pour sa part demandé aux «honnêtes gens» de nettoyer le football mondial. Le triple champion du monde brésilien a jugé auprès de la BBC à Cuba, en marge d'un match amical historique entre la sélection cubaine et son ancienne équipe des New York Cosmos, que la démission de Sepp Blatter était «regrettable», ajoutant: «Je pense que tout change dans la vie. Le football change, la vie change. C'est important d'avoir des honnêtes gens (...) Pour organiser quoi que ce soit on a besoin de bonnes personnes.»

Initialement candidat à la présidence de la Fifa avant de renoncer avant l'élection, l'ancien milieu offensif des Bleus David Ginola a également annoncé qu'il se représenterait de nouveau pour succéder au Suisse.

BREAKING: David Ginola just told me on @LBC he will be a candidate in the new FIFA Presidential election.
— Iain Dale (@IainDale) June 2, 2015

 

La Concacaf, Confédération d'Amérique du nord, centrale et Caraïbes, s'est dite prête à aider à la «reconstruction» de la Fifa et la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) a appelé à «l'unité» pour oeuvrer à sa rénovation. La Confédération asiatique (AFC), qui a soutenu la réélection de Blatter, a sobrement réagi, se bornant à assurer qu'elle s'efforcerait de trouver «la meilleure façon d'avancer».

Plusieurs sponsors de la Fifa -Coca-Cola, Adidas, Visa et McDonald's- ont salué «un pas dans la bonne direction» pour restaurer une confiance ébranlée, tandis que le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a dit «respecter» la décision et s'est félicité des «réformes nécessaires» que le Suisse dit vouloir lancer d'ici à son départ.

Car en attendant le congrès extraordinaire, qui se tiendrait entre décembre 2015 et mars 2016 selon Domenico Scala, le président du comité d'audit et de conformité de la Fifa, Sepp Blatter se dit «libre des contraintes qu'impose inévitablement une élection» et «en mesure de se concentrer sur la mise en oeuvre des ambitieuses et profondes réformes qui transcenderont nos premiers efforts en la matière».