Joueurs de l'OM braqués: Enfants terrorisés et coups de crosse sur le crâne... Hilton a témoigné
JUSTICE•Le défenseur brésilien, aujourd'hui à Montpellier, avait été braqué en 2011...N.C. avec AFP
Le défenseur brésilien de Montpellier (L1) Hilton Vitorino da Silva et son épouse Francielli ont fait jeudi devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, le récit de leur agression, survenue dans leur villa du 8e arrondissement de Marseille en juillet 2011. Le footballeur n'a fait aucune déclaration à l'issue de sa déposition. La cour d'assises juge à huis clos depuis lundi sept jeunes accusés de 13 vols à main armée et séquestrations commis en 2011.
«M. Vitorino da Silva a expliqué que cette agression était à l'origine de son départ de Marseille, a précisé son avocat Pierre-Marie Grappin. Leurs enfants ont été terrorisés et aujourd'hui encore lorsque le soir tombe et que leurs parents sont absents, ils se sentent en insécurité.» Entendu par les enquêteurs le lendemain de son agression, Hilton avait expliqué que 10 personnes se trouvaient à son domicile, ce soir-là. Outre son épouse, ses deux enfants et une employée de maison - restée dans sa chambre durant les faits -, des membres de sa famille venus du Brésil en vacances avaient été également agressés et volés.
«Si tu ne me donnes pas plus d'argent, je vais faire du mal à tes enfants»
«A 23H45, j'ai éteint la télé pour regagner ma chambre, avait-il témoigné à l'époque. Alors que je me trouvais dans les escaliers, j'ai entendu le chien aboyer dans le jardin. Il semblait avoir peur.» Par la fenêtre, le footballeur aperçoit deux individus enjambant le portail extérieur: «J'ai crié pour avertir les membres de ma famille. J'ai entendu un grand bruit provenant de la porte d'entrée. (...) L'un des malfaiteurs m'a ordonné de me coucher au sol, est venu à ma hauteur et m'a porté un coup de crosse sur le crâne.»
Après avoir remis 350 euros, sa carte bancaire accompagnée du code, Hilton reçoit un nouveau coup de crosse. «Il me menaçait en déclarant à plusieurs reprises: "Si tu ne me donnes pas plus d'argent, je vais faire du mal à tes enfants".» Enfermée dans la salle de bains avec ses enfants, un garçon et une fille à l'époque âgés de 5 et 9 ans, l'épouse du footballeur avait expliqué avoir entendu frapper à la porte avec insistance. Quand elle ouvre, elle voit son mari, une arme de poing braquée sur le crâne. Un des agresseurs tente toutefois de la rassurer, avait-elle expliqué aux enquêteurs.
Mercredi, la cour d'assises des mineurs a aussi entendu l'épouse d'André Ayew. Le verdict est attendu mercredi.


















