Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
L’athlète Toumany Coulibaly mis en examen

L’athlète Toumany Coulibaly mis en examen

JUSTICELe sprinteur est soupçonné d’avoir commis plusieurs cambriolages…
Romain Baheux

R.B. avec AFP

L'athlète Toumany Coulibaly, champion de France du 400 m en salle, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour une série de cambriolages commis à l'été 2014, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le sprinteur de 27 ans avait été placé en garde à vue mardi matin. Il est soupçonné, avec deux autres personnes, d'avoir participé à plusieurs cambriolages de commerces à Vigneux (Essonne) le 10 août 2014.

Ce n'est pas la première fois que Toumany Coulibaly, sacré champion de France du 400 m en salle en février, se trouve mêlé à des affaires de vol.

En février 2013, alors qu'il faisait l'objet d'un aménagement de peine pour de précédents démêlés avec la justice, il avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour sa participation présumée à une trentaine de cambriolages de pharmacies dans le sud de la région parisienne.

La Fédération française d'athlétisme dénonce «un comportement inadmissible»

Puis, en janvier 2014, après avoir été pris en chasse par des policiers, il avait été écroué pour un vol avec effraction dans un magasin de téléphonie de Vigneux.

L'athlète licencié à l'ES Montgeron a également fait l'objet d'un nouveau placement en garde à vue en janvier 2015, a précisé mercredi une source judiciaire, sans en donner les motifs.

Dans une récente interview au journal Le Parisien, Toumany Coulibaly déclarait pourtant: «L'athlétisme m'a sauvé de la délinquance» .

En février dernier, il est devenu champion de France du 400 m en salle, le premier titre de sa carrière qui compte 4 sélections en équipe de France entre 2012 et 2013.

Contacté par l'AFP, le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA) Bernard Amsalem a évoqué «un comportement inadmissible».

«C'est un comportement inadmissible. Mais quand quelqu'un essaie de s'en sortir par le sport, je crois qu'il faut lui donner une chance supplémentaire et avoir un peu de mansuétude. Sans préjugés des décisions qui seront prises, on pourrait imaginer par exemple des travaux d'intérêt général en lien avec le sport», a déclaré M. Amsalem.