Dopage: L'ancien président de l'UCI se réjouit de ne pas «être taxé de corruption»

CYCLISME Hein Verbruggen a dirigé l'instance de 1991 à 2005...

20 Minutes avec AFP
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Hein Verbruggen (à g.) assure ne pas être impliqué dans les affaires de dopage touchant le septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong.
Hein Verbruggen (à g.) assure ne pas être impliqué dans les affaires de dopage touchant le septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong. — AFP

La réaction est étonnante. Hein Verbruggen, ex-président de l'UCI, s'est réjoui ce lundi que le rapport indépendant sur l'Union internationale de cyclisme ne fasse état à son égard «d'aucun fait de corruption ou de complicité de dopage», dans l'affaire Armstrong. «Le rapport de la commission d'enquête (CIRC) confirme ce que j'ai toujours dit», a estimé dans un communiqué le Néerlandais, patron de l'UCI de 1991 à 2005.

Les conclusions de la CIRC publiées lundi concluent en effet à l'absence de preuves dans deux affaires: l'achat par Armstrong de matériel antidopage offert à l'UCI en échange de la dissimulation d'un contrôle positif, d'autre part le financement par l'Américain du rapport Vrijman, commandité par l'UCI en 2005 et censé enquêter sur les révélations de dopage le concernant. Hein Verbruggen considère en revanche que la CIRC est «plutôt bornée et partiale dans sa condamnation», lorsqu'elle estime qu’il était trop proche d'Armstrong à l'époque où existaient de forts soupçons de dopage sur sa personne et que l'UCI évitait de le contrôler.

Cookson réclame sa démission

A l’inverse, le Néerlandais préfère chercher des responsabilités ailleurs. «Le rapport oublie de dire que l'Agence mondiale antidopage (AMA) a testé Armstrong seulement trois fois en dix ans», a-t-il souligné. Il ajoute que les faibles moyens financiers et humains de l'époque «empêchaient de faire différemment.»

Un peu plus tôt dans la journée, Brian Cookson, le nouveau patron de l’instance dirigeante du cyclisme, s’en était pris à son prédécesseur. «Le style de management de Hein Verbruggen est critiqué dans le rapport et ce style a conduit à des erreurs majeures, a-t-il assuré. L'image et le business du sport étaient placés avant l'intégrité, la transparence et l'honnêteté du sport.» Brian Cookson a annoncé qu'il allait écrire à Hein Verbruggen, toujours président honoraire de l'UCI, pour lui demander de renoncer à cette fonction.