Mondial de handball: «Je pense que l'équipe de France peut gagner» dit Abalo

INTERVIEW Blessé, l’ailier du PSG suit les Bleus devant la télévision…

Propos recueillis par Romain Baheux

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Luc Abalo lors de l'Euro 2014 contre la Croatie le 19 janvier.
Luc Abalo lors de l'Euro 2014 contre la Croatie le 19 janvier. — Dresling Jens/AP/SIPA

D’ordinaire, c’est l’homme des buts improbables, des sauts de cabri et des humiliations de gardien. Cette année, Luc Abalo est surtout le grand absent de l’équipe de France de handball, opposée à la Slovénie en quart de finale du Mondial mercredi (19h). Entre deux séances de kiné où il soigne sa blessure aux adducteurs, l'ailier du PSG livre son ressenti sur les Bleus et la manière dont il vit l'aventure tricolore.

La déception du forfait est-elle évacuée?

Jusqu’au dernier moment, j’avais un petit espoir d’y aller. Quand on m'a annoncé que ça ne serait pas possible, j’étais vraiment triste. Après, je me suis dit que c’était comme ça, qu’il fallait faire avec et que ce n’était pas la fin de ma carrière. Maintenant, je suis triste de ne pas participer à cette compétition car je pense vraiment que l'équipe de France peut la gagner.

Comment suivez-vous le Mondial?

Je regarde plus les autres équipes que d'ordinaire, je profite d'être chez moi pour voir ce qu’elles font. Quand on est au sein du groupe, on ne passe pas notre temps devant la télévision car ça nous prend de l’énergie. Là, je vois les choses différemment.

Comment ça?

J’analyse la compétition de l’extérieur, je vois son impact médiatique et j’entends aussi plus les avis des gens qui suivent. Après les matchs des Bleus, ils viennent me donner leur opinion sur la manière dont on joue. Je reçois pas mal de textos pour me parler de ça.

Qu'avez-vous ressenti lors du premier match des Bleus? De la tristesse?

Ça n'a pas réveillé la douleur puis qu'elle est là depuis les résultats de mes examens. J'ai surtout l'envie d'aider cette équipe, d’être sur le terrain avec eux. Les matchs des Bleus, je les regarde comme si j’étais sur le banc. A ma manière, je participe à la rencontre depuis mon canapé.

Que vous inspire leur parcours?

C'est comme quand je suis dans le groupe, je ne fais pas de pronostic. Je vois la compétition d'une autre manière qu'un spectateur ou un journaliste. Je ne suis pas là à tout analyser, je me dis juste qu'ils jouent tout le temps pour gagner.

Comment jugez-vous les rivaux des Français?

Il n’y a pas d’équipe qui m’a surpris plus que ça. Le Qatar fait une bonne compétition (quart de finaliste) mais je savais qu’ils allaient être à fond. Je connais certains de leurs joueurs et ça ne me surprend pas de les voir à ce niveau.

Êtes-vous en contact avec les joueurs?

J’ai une bonne partie du groupe, surtout ceux que je connais depuis longtemps, régulièrement par messages. Je les félicite de leur avancée et on en profite pour se donner des nouvelles.