Mondial de handball: Jérôme Fernandez «a demandé des explications» après la sortie de Claude Onesta dans les médias

HANDBALL Le sélectionneur tricolore estime qu’il serait «criminel» de le mettre sur le terrain à la place de joueurs plus jeunes…

20 Minutes avec AFP
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Jérôme Fernandez lors du mach entre la France et l'Egypte le 18 janvier 2015.
Jérôme Fernandez lors du mach entre la France et l'Egypte le 18 janvier 2015. — KARIM JAAFAR / AL-WATAN DOHA / AFP

Jérôme Fernandez, le capitaine de l'équipe de France messieurs de handball, a assuré qu'il «n'y a(vait) pas de polémique» avec le sélectionneur national Claude Onesta, après la victoire sur l'Egypte (28-24) au Mondial 2015, dimanche à Doha.

«J'ai été surpris par tout ce qui est sorti dans la presse», a expliqué Fernandez en zone mixte. «J'ai demandé des explications à Claude hier soir (samedi). Il m'a expliqué ce qui s'était passé en conférence de presse. Voilà, ça s'arrête là. Il n'y a pas de polémique. L'important c'est l'équipe, qu'on continue à avancer. Et moi, je suis au service de l'équipe, comme tout autre joueur.»

Samedi, Onesta avait fortement suggéré que ce Mondial pourrait être la dernière compétition de l'arrière toulousain. A ses yeux, Fernandez, qui aura 38 ans en mars, n'est plus un élément incontournable de l'équipe, qui dispose de jeunes joueurs prometteurs à son poste.

«Pas l'idéal au niveau du timing pour le groupe»

Le sélectionneur avait créé la surprise, aussi bien par le moment choisi pour faire cette annonce que par le ton employé. Il avait notamment déclaré qu'il serait «criminel» de maintenir sur le terrain quelqu'un de l'âge de Fernandez, quand on a des joueurs comme Mathieu Grébille ou William Accambray.

«C'est sûr que ce n'est peut-être pas l'idéal au niveau du timing pour le groupe», a estimé Fernandez dimanche. «Mais je n'ai pas senti le groupe affecté. Moi non plus. Donc (...) le débat est clos et on continue à avancer.»

«On n'a fait que deux matches. La route est longue et comme je l'ai dit, il y aura du temps de jeu pour tout le monde», a-t-il ajouté. «Par contre, quand quelqu'un sera sur le terrain, il faudra qu'il soit bon.»