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Mondial de handball: Pour Jérôme Fernandez, «dire que la France n’est pas favorite serait mentir»

Mondial de handball: Pour Jérôme Fernandez, «dire que la France n’est pas favorite serait mentir»

HANDBALLLes Experts partent au Qatar mercredi, pour tenter d'offrir un cinquième titre mondial à la France…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Ils repartent pour un tour. Mercredi matin, les Experts seront dans l’avion direction Doha pour offrir à la France son cinquième titre de championne du monde. Impressionné par «l’assise défensive» de l’équipe, son capitaine Jérôme Fernandez (37 ans, 375 sélections), déjà trois fois vainqueur de la compétition, estime que les Bleus «peuvent nourrir de réelles ambitions» au Qatar. Ne serait-ce que par son statut de champion olympique et d’Europe en titre.

Quel bilan tirez-vous de la préparation (ndr: trois victoires face à l’Argentine, la Macédoine et l’Autriche)?
C’est très positif. L’ensemble des joueurs a très bien travaillé, tout le monde est à peu près à 100% pour démarrer ces championnats du monde. On espère récupérer Daniel Narcisse (ndr: touché au mollet) le plus vite possible. J’ai été très impressionné par notre assise défensive. Il y a encore forcément quelques petites imperfections en attaque car nous avons des joueurs qui n’ont pas toujours l’habitude de jouer ensemble mais si on garde le même niveau en défense, on a de quoi faire et aller loin dans cette compétition.

La France fait partie des favoris?
Ce serait mentir que de dire le contraire. Aujourd’hui il y a cinq équipes qui peuvent prétendre à la victoire. Le Qatar parce qu’il évolue chez lui - et on connaît l’importance de ce facteur-là, le Danemark, l’Espagne, la Croatie et nous. Pour moi, on fait partie des favoris pour le dernier carré, à nous d’aller chercher le meilleur résultat possible et la qualification directe aux Jeux Olympiques (ndr: seul le champion du monde obtiendra un billet direct pour les JO de Rio, en 2016).

Vous sentez-vous invincibles?
Pas du tout. On sait que dans le handball tout va très vite, on l’a vu à l'Euro 2012 (11e) ou aux Mondiaux 2013 (6e). Moi je suis rassuré car j’ai l’impression qu’on a retrouvé une équipe de France conquérante et complète à tous les postes. On peut nourrir de réelles ambitions.

C’est une motivation supplémentaire de pouvoir devenir la première nation à cinq titres de champion du monde?
Forcément, c’est sûr que ça ferait plaisir. Pour nous, Thierry Omeyer, Daniel Narcisse et moi-même, ce serait le quatrième, mais pour d’autres, ce serait le premier. Le plus important, c’est qu’on continue à avoir des résultats positifs pour ceux qui ont intégré l’équipe récemment et qui vont prendre des responsabilités à partir du mondial en France, en 2017. Continuons à leur transmettre cette culture de la gagne, et on leur laissera les rênes plus tard.