PSG-Evian (4-2): Les trois raisons qui montrent que Paris n’est pas encore guéri

FOOTBALL Malgré sa victoire contre les Savoyards, le PSG n’a pas forcément brillé…

Antoine Maes
— 
Zlatan Ibrahimovic lors du match entre le PSG et l'ETG le 18 janvier 2015.
Zlatan Ibrahimovic lors du match entre le PSG et l'ETG le 18 janvier 2015. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Au moins, l’ombre de la crise s’est un peu éloignée. En battant Evian (4-2, buts de Verratti, David Luiz, Pastore et Cavani) ce dimanche, le PSG a signé sa deuxième victoire consécutive après sa qualification en Coupe de la Ligue contre Saint-Etienne. Le minimum syndical pour la formation de Laurent Blanc, qui a encore inquiété contre les Savoyards, surtout en première période. Non, le PSG n’est pas encore redevenu lui-même.

La défense fait toujours peur

En début de semaine passée, on s’est beaucoup moqué de la présence de Thiago Silva et David Luiz dans le onze-type de l’année 2014 de la FIFA. Contre l’ETG, les deux Brésiliens ne sont pas passés au travers. Le deuxième a d’ailleurs marqué le premier but de son équipe.

 

Mais la charnière centrale parisienne a souvent été prise de vitesse en contre, surtout lors de la première demi-heure. Même s’ils ont régulièrement été abandonnés, David Luiz et Thiago Silva n’ont pas beaucoup rassuré, comme sur l’ouverture du score de Cédric Barbosa. 

 

Zlatan Ibrahimovic est toujours loin de son niveau

Sa performance médiocre à Saint-Etienne avait été effacée par son but. Pataud et maladroit, Zlatan Ibrahimovic n’a cette fois pas trouvé le chemin des filets. Le Suédois est méconnaissable, et n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière. Sa talalgie, qui l’a éloigné des terrains pendant trois mois en début de saison, ne lui servira pas éternellement d’excuse.

 

«Ibra» terminera le match à 63%... Le tout en se permettant de perdre un duel avec le gardien savoyard la 66e minute. Pour un joueur comme lui, c'est évidemment totalement insuffisant.

L'investissement est toujours insuffisant

«Mouillez le maillot! Mouillez le maillot! Mouillez, mouillez, mouillez le maillot!». Le chant est tombé des tribunes du Parc des Princes juste après l'égalisation d'Evian et le but contre son camp de van der Wiel. C'est toujours simpliste de penser que ça suffira. Mais les Parisiens ont parfois l'air de vouloir se contenter du minimum.

 

Les but de Javier Pastore (74e) et Edinson Cavani (89e) ont très nettement détendu l'ambiance, mais Laurent Blanc sait que le niveau de son équipe est encore loin d'être satisfaisant.

 

Mais les adieux de Laurent Blanc, ce n'est donc pas pour tout de suite.