Mondial 2022: Le Qatar n'a corrompu personne et garde l'organisation de la Coupe du monde

FOOTBALL Les premiers éléments du rapport Garcia n'égratignent personne...

J.L. avec AFP

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Le président de la Fifa Sepp Blatter s'apprête à dévoiler le nom du pays hôte du Mondial-2022 de football, à savoir le Qatar, le 2 décembre 2010 à Zurich
Le président de la Fifa Sepp Blatter s'apprête à dévoiler le nom du pays hôte du Mondial-2022 de football, à savoir le Qatar, le 2 décembre 2010 à Zurich — Philippe Desmazes AFP

Le fameux rapport Garcia commandé par la Fifa sur les possibles affaires de corruption autour de l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 était très attendu, mais il ne devrait pas fâcher grand monde.

Selon les premiers éléments qui devraient être révélés ce matin à Zurich dans un résumé très général, le Qatar n'a acheté aucun vote pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2022. Pour ce qui est de l'édition précédente, attribuée à la Russie, c'est encore plus limpide: Garcia n'a pas eu le droit d'entrer sur le territoire russe, tandis que le comité d'organisation a effacé toutes les informations relatives à la candidature au moment de sa victoire.

Seule l'Angleterre, elle aussi candidate pour 2018, est légèrement épinglée, pour avoir offert des cadeaux de luxe aux épouses des membres exécutifs de la Fifa. A la lecture de ces informations, le comité d'éthique de la Fifa aurait tranché dans le vif: on ne change rien, la Russie et le Qatar conservant l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Ouf.

L'Angleterre davantage visée que le Qatar

Dans le détail, l'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar n'a pas lieu d'être remise en cause malgré des éléments douteux, «de portée très limitée», a estimé jeudi la principale autorité éthique de la Fifa. Il n'y a pas lieu «de se repencher sur le processus d'attribution» des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar «et encore moins de le rouvrir», a plaidé le président de la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa, Hans-Joachim Eckert. Il a toutefois admis que l'enquête met en évidence «certains faits», «de portée très limitée», «susceptibles de porter atteinte à l'intégrité du processus».

C'est sur l'Emirat que se concentrait depuis le vote de 2010 l'essentiel des doutes et des interrogations, mais l'enquête menée par M. Garcia n'apporte apparemment aucun élément attestant une possible corruption ou d'éventuelles violations graves des règlements.Dans son commentaire, M. Eckert souligne que le rapport Garcia a repéré des pratiques contestables dans la quasi totalité des candidatures examinées, et notamment celle de l'Angleterre, l'un des pays les plus critiques envers la Fifa et l'attribution du Mondial 2022 au Qatar. Seule la candidature conjointe de la Belgique et des Pays-Bas sort exempte de tout reproche.