PSG-OM : A-t-on vu les limites de Marseille lors du classico?

FOOTBALL En dépit d’une bonne prestation d’ensemble, les joueurs de Biesa ont montré les mêmes lacunes face au PSG que deux semaines plus tôt contre l’OL…

J.L.

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Benjamin Mendy au duel avec Lucas lors du match PSG-OM (2-0), le 9 novembre 2014 au Parc des Princes.
Benjamin Mendy au duel avec Lucas lors du match PSG-OM (2-0), le 9 novembre 2014 au Parc des Princes. — Francois Mori/AP/SIPA

L’OM aurait mérité de ramener autre chose qu’un carton rouge et une septième défaite lors des huit derniers matchs face au PSG, c’est entendu. De la même manière, le but splendide de Gourcuff à Gerland a privé les Olympiens d’un point plus que mérité à Gerland il y a quinze jours. Mais ces deux revers de l’OM face à ses poursuivants immédiats en L1 ont révélé quelques faiblesses récurrentes dans le jeu marseillais.

Un manque d’efficacité

«C’est rageant, parce qu’on s’est procuré beaucoup d’occasions. Il fallait être plus efficace, plus réaliste» (Rod Fanni). «Au vu de notre première mi-temps, on aurait mérité de mener» (Alessandrini). «On n’a pas été assez efficaces devant, et derrière non plus» (Mendy). En zone mixte, les rares marseillais qui ont bien voulu s’arrêter ont tous regretté ces opportunités gâchées en route. Si l’OM reste la meilleure attaque de L1 -avec l’OL- les deux défaites face à Paris et Lyon se rejoignent dans l’analyse suivante: quand Gignac ne marque pas, il n’y a personne pour prendre le relais.

Au Parc, Thauvin n’a pas réussi grand-chose et Payet a toujours opté pour la plus mauvaise des solutions. A Gerland, Ayew ou Mendy n’avaient pas été plus heureux. Si le scénario se reproduit face à Bordeaux après la trêve internationale, il faudra commencer à penser que ce pas qu’une histoire de mauvais karma.

Une dépense physique mal gérée

Les matchs de l’OM cette saison suivent souvent la même courbe. Une première demi-heure de feu pour étouffer l’adversaire et une fin de match à la rame pour éviter la douche glacée, quand l’avantage n’est pas assez confortable: 21 buts olympiens sur 27 ont été inscrits avant l’heure de jeu, 10 buts sur 14 encaissés dans la dernière demi-heure. A Paris, les hommes de Bielsa ont suivi le schéma à la lettre. Sauf qu’ils n’avaient pas marqué dans leur temps fort. 

«Marseille a été meilleure pendant les 25 premières minutes, physiquement notamment, a reconnu Laurent Blanc. Ils ont été plus frais que nous dans les courses, mais ça nous a fait prendre conscience qu’il fallait hausser notre niveau de jeu». L’OM a lui décliné à l’heure de jeu, soit dix minutes plus tôt qu’à Gerland. «Nous avons fait beaucoup d’efforts pour rivaliser dans cette rencontre, mais l’équipe a perdu de sa constance au fur et à mesure», a jugé Bielsa. Le jeu très exigeant de l’entraîneur argentin, qui impose des duels partout sur le terrain, empêche pour l’instant l’OM de réussir des matchs pleins.

Une équipe qui ne sait pas réagir

L’OM a été menée quatre fois cette saison, il a perdu trois fois, pour un nul ramené de Bastia en début de saison. Cela veut dire que Marseille n’est pas menée souvent, soit, mais aussi qu’il a du mal à renverser la vapeur quand le score n’est pas rapidement acquis. Au Parc, Batshuayi et Barrada, les deux entrants, n’ont rien apporté ou presque. Sans doute une limite du management de Bielsa, qui fait confiance aux mêmes onze en permanence et qui semble de désintéresser d’un plan B éventuel.

Dimanche, Fanni, Lemina, et Alessandrini ont joué uniquement parce que Morel, Romao, et Ayew étaient suspendus. Mais à l’image du cas Doria, laissé à disposition de la réserve depuis son arrivée, les remplaçants marseillais ont du mal à peser dans l’esprit de leur entraîneur, et plus inquiétant si l’on compare au PSG et à l’OL, sur les résultats de leur club.