France-Espagne: Les Bleus confirment leurs belles promesses

FOOTBALL Deux mois après son Mondial réussi, la France a battu l'Espagne (1-0) pour sa rentrée...

Julien Laloye

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La joie des Bleus après le but victorieux de Loïc Rémy lors du match amical France-Espagne (1-0), le 4 septembre 2014, au Stade de France.
La joie des Bleus après le but victorieux de Loïc Rémy lors du match amical France-Espagne (1-0), le 4 septembre 2014, au Stade de France. — FRANCK FIFE / AFP

L’été brésilien n’était donc pas un mirage, même si celui de Paris a ressemblé à un automne sans fin. Presque deux mois après leur quart de finale prometteur à Rio, les Bleus ont su raviver la flamme mercredi soir contre l’Espagne, à Saint-Denis (1-0).

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Les joueurs de Didier Deschamps avaient envie de prolonger cette osmose nouvelle avec son public, et cela s’est vu, même si on a longtemps cru que Zinédine Zidane resterait le seul homme à avoir jamais marqué au Stade de France contre l’Espagne. Cela aurait été pour le moins frustrant, tant, par (grosses) séquences, la prestation de l’équipe de France a ressemblé à tout ce qu’on a appris à aimer chez elle. Une présence physique décourageante pour l’adversaire, des jaillissements impressionnants au milieu de terrain, et une rapidité d’exécution qui est en train de devenir sa signature devant.

La France vraiment de retour parmi les nations qui comptent

Toutes les occasions tricolores, au cours d’une première demi-heure emballante, sont d’ailleurs venues d’une récupération dans les 30 mètres espagnols. Mais Benzema était dans un de ces soirs où il brille sans marquer (8e, 10e, 25e, 38e), et Paul Pogba, qui a pris une dimension immense depuis sa première sélection contre ces mêmes Espagnols il y a un an et demi, ne pouvait pas être à la passe et à la finition en même temps.

Cela n’a pas empêché les Bleus de continuer leur travail de sape: si, quand elle régnait sur le monde, on critiquait déjà la Roja parce qu’elle avait parfois tendance à jouer comme le Barça sans Messi, c’est-à-dire à ennuyer les morts, il fallait bien se douter que la Roja sans le Barça (plus de Xavi, pas d’Iniesta) ni Messi n’allait pas attaquer au sabre d’abordage. Il a donc fallu être patient, après un premier but de Benzema refusé pour un hors-jeu peu évident (48e), et attendre un plat du pied déterminé de Loïc Rémy (73e) pour en avoir la confirmation. L’équipe de France est vraiment de retour parmi les nations qui comptent. Elle a deux ans pour être de celles qu’on craint.