Coupe du monde: Grand frère, chef de clan, bon vivant… Ils racontent leur Boris Diaw

BASKET Le capitaine des Bleus dispute son troisième Mondial et se prépare à affronter l'Espagne...

Propos recueillis par Romain Baheux

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Boris Diaw sera le capitaine des Bleus lors du Mondial 2014 en Espagne.
Boris Diaw sera le capitaine des Bleus lors du Mondial 2014 en Espagne. — David J. Phillip/AP/SIPA

L’anecdote décrit le bonhomme. Pour les remercier du sacre européen de 2013, chaque joueur et membre du staff des Bleus a eu droit à sa montre haut de gamme offerte par leur capitaine. Présent en équipe de France depuis 2002, Boris Diaw est ce qu’on appelle un meneur d’hommes. Partenaires et membres du staff racontent l’intérieur des San Antonio Spurs qui dispute en Espagne le troisième Mondial de sa carrière, et défie ses rivaux ibériques mercredi soir.

Mickaël Gelabale, arrière-ailier de l’équipe de France

«C’est un déconneur mais surtout un bon capitaine. Il a un côté chef de clan, qui aime organiser des choses. Quand j'évoluais aux Etats-Unis, on prenait le temps de manger ensemble dès que l’on jouait l’un contre l’autre. Quand tu arrives dans un pays que tu ne connais pas et où tu ne parles pas la langue, l’avoir pour t’aider est très appréciable. En équipe de France, il a son statut mais il reste très accessible. Ce n’est pas le capitaine Crochet qui tient tout le monde au pas dans un groupe, c’est un leader sympa et généreux.»

Antoine Diot, meneur de l’équipe de France

«Ce qui m’a marqué d’entrée, c’est sa simplicité. La première fois que je l’ai croisé, je venais des -20 ans et je débarquais en équipe de France en étant un peu perdu au milieu des joueurs plus vieux. Dans ce genre de situations, tu es toujours un peu timide face aux joueurs plus expérimentés. Boris m’avait marqué par sa simplicité. Il est venu naturellement vers moi, comme si on se connaissait depuis des années. Il sait parfaitement mettre les gens à l’aise. C’est un bon vivant, humble et vraiment adorable.»

Ruddy Nelhomme, entraîneur adjoint des Bleus

«La première fois que je l’ai croisé, c’était lors d’un tournoi de jeunes à Bordeaux. Il avait 14 ans mais il avait déjà quelque chose en plus, comme s’il rayonnait sur le terrain. Le retrouver en équipe de France est un vrai régal. Il crée un excellent état d’esprit. Avoir un leader comme ça dans une équipe, c’est toujours précieux. A l’entraînement, c’est quelqu’un qui s’engage pleinement. Une fois sur un exercice, il a dû penser que j’étais une vedette de la NBA et m’a mis un tampon. J’ai valsé à deux mètres de l’impact. J’ai dû lui dire de se calmer (rires).»