Basket: Les Bleus préparent la vie sans Tony Parker

BASKET Le meneur de San Antonio fait l’impasse sur le Mondial…

Romain Baheux

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Tony Parker lors du match contre la Slovénie à l'Euro 2013.
Tony Parker lors du match contre la Slovénie à l'Euro 2013. — KLANSEK VELEJ/SPORTIDA/SIPA

«Et en l’absence de Tony Parker, comment allez-vous vous débrouiller au championnat du monde?» Cette question, Antoine Diot ne compte même plus le nombre de fois où il l’a entendue mercredi lors du premier point presse de l’équipe de France, en préparation pour le Mondial depuis lundi. «C’est normal, je m’y attendais, sourit le meneur des Bleus. Par contre, si on me la repose dans deux ou trois semaines, ça m’agacera peut-être.»

Récurrente, l’interrogation demeure légitime. L’an dernier, lors de l’Euro, Tony Parker avait porté son équipe jusqu’au sacre. Cet été, «TP» fait relâche après une nouvelle saison éreintante avec les San Antonio Spurs, conclue par un nouveau titre NBA. Sur les parquets espagnols (30 août-14 septembre), la France va devoir faire sans son meneur de jeu pour atteindre les quarts, l’objectif minimal fixé par le sélectionneur Vincent Collet.

Diot: «Je ne vais pas faire du Parker»

Commençons par l’évidence, on ne remplace pas Tony Parker. Tout simplement. Aimant à défenseurs, le meneur des Spurs n’a aucun joueur de son niveau au sein de l’équipe de France. Son remplaçant désigné en a bien conscience. «Je ne vais pas faire du Parker car je n’en ai pas les capacités, explique Antoine Diot. On n’aura pas ces coups de génie pour nous sortir de certaines difficultés.» «On parle d’un des meilleurs joueurs du monde et du meilleur joueur de l’histoire du basket français, tranche Nicolas Batum. Il a une aura et cette présence qui nous aident beaucoup.»

Alors, on fait comment? «Réponse collective», répondent à l’unisson les Bleus. «C’est à chacun d’en faire un petit peu plus», souligne Antoine Diot. Sur le parquet, les cadres seront encore plus sollicités. «Je serai l’un des premiers à le faire, prévient Batum. Après, je ne vais pas me dire que je dois faire vingt tirs par match parce qu’il n’est pas là.» «C’est dans les matchs éliminatoires que l’absence de Tony sera le plus préjudiciable, estime Vincent Collet. Maintenant, on a déjà fait sans lui.» La dernière fois, c’était en 2010 et déjà lors d’un Mondial. Pas un bon souvenir pour les Bleus, éjectés par le futur finaliste turc dès les huitièmes de finale.