Allemagne-Argentine: Mario Götze, «Dieu du football» fêté par la presse allemande

FOOTBALL L'unique buteur de la rencontre est encensé...  

R.B. avec AFP

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Mario Götze, buteur en finale de la Coupe du monde le 13 juillet 2014.
Mario Götze, buteur en finale de la Coupe du monde le 13 juillet 2014. — SIPANY/SIPA

«1:0 Champions du monde!», titrait lundi le quotidien allemand Bild sur une photo pleine page du buteur Mario Götze, «Super Mario» célébré en héros par les médias après le quatrième sacre mondial remporté dimanche par la Nationalmannschaft.

«Vous êtes les plus grands», clamait le quotidien le plus lu d'Europe sur une photo de toute l'équipe s'étalant en double page intérieure d'une édition presque intégralement consacrée à cette «partie héroïque», publicités comprises.

«Götz soit loué», osait Bild en jouant sur la proximité phonique entre le nom de l'auteur du but de la victoire et Gott (dieu en allemand).

Presque sobrement, le quotidien berlinois Tagesspiegel avait mis en Une le trophée tant convoité, le tabloïd Berliner Zeitung titrait «Champions du monde», et Die Welt clamait «C'est vrai» en utilisant les couleurs nationales noir-rouge-or que des millions d'Allemands ont agité jusque tard dans la nuit dans tout le pays.

«Guerre en Israël? Guerre en Ukraine? Affaire d'espionnage?  Cela n'a aucune importance»

«1954. 1974. 1990. 2014! L'Allemagne est championne du monde», s'exclamait le site web du Spiegel.

«Nous nous inclinons devant l'entraîneur Jogi Löw. Ce titre est son chef d'oeuvre. Concentré, il conduit l'équipe à travers le tournoi. Il reste tranquille après les grandes victoires. Il garde son calme après les matches difficiles», jugeait Bild.

«Götze, le libérateur», titrait l'édition en ligne du Frankfurter allgemeine Zeitung. «Alors pour la première fois, une équipe européenne a remporté un tournoi mondial en Amérique du sud (...) Sur l'ensemble du tournoi, le titre de l'Allemagne est largement mérité.»

«En 2006 et 2010, l'équipe était arrivée tout près du but, mais avait échoué en demi-finale. En 2014, l'équipe et son entraîneur étaient mûrs pour le titre», a commenté la FAZ, saluant «peut-être la meilleure génération (de joueurs) de l'histoire du football allemand».

«Ceux qui voudront pourront toujours déplorer un état d'exception inadmissible, mais ils ne peuvent rien contre la force d'aspiration d'un grand événement footballistique», poursuivait le journal. «Guerre en Israël? Guerre en Ukraine? Affaire d'espionnage? Pour beaucoup, tout cela n'a aucune importance (...) Pour la plupart des gens, le football est un stimulant émotionnel loin du quotidien rationnel.»