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Coupe du monde 2014: L’Argentine bat les Pays-Bas au bout de l'ennui

Coupe du monde 2014: L’Argentine bat les Pays-Bas au bout de l'ennui

FOOTBALLAprès une demi-finale très pauvre (0-0)...
Bertrand Volpilhac

Bertrand Volpilhac

De notre envoyé spécial à São Paulo

Un match pour écrire sa légende. Dimanche soir au Maracana de Rio, là où bat le cœur du football brésilien, Lionel Messi sera face au défi de sa vie: offrir à l’Argentine une Coupe du monde sur les terres du voisin honni. Comme Maradona en 1986, la «Pulga» devra le faire au dépends de l’Allemagne. Mais cette fois-ci, après avoir sorti très péniblement les Pays-Bas aux tirs au but (0-0, 4-2) sous le crachin de São Paulo en demi-finale, l’Albiceleste n’a rien d’un favori.

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Car s’il est encore tôt pour affirmer que cette Coupe du monde est la plus belle de l’histoire, cet Argentine-Pays-Bas en était assurément le pire match. Sans doute a-t-on été un peu trop gâtés par l’assourdissante victoire de la Mannschaft mardi pour l’apprécier à sa juste valeur. Une vraie opposition tactique, fermée, physique et loin d’être enthousiasmante: c’est aussi ça, une demi-finale de Coupe du monde. On joue avec la peur de perdre, de se découvrir et de laisser des espaces dans son dos. Alors on défend, avec rigueur et intelligence, en espérant profiter d’un coup de pied arrêté un d’un exploit personnel. Ils auraient pu venir des deux stars Robben ou Messi, mais ni l’un ni l’autre n’ont pu parcourir dix mètres balle au pied sans avoir quatre défenseurs sur le dos.

Romero, ce héros

Après 120 minutes lénifiantes sans la moindre bribe d’occasion –mais avec de beaux tacles, certes– tout s’est donc réglé aux tirs au but. Cette fois-ci, les Néerlandais n’ont pas remplacé leur gardien juste avant la séance, comme face au Costa Rica. Puis Romero le héros a arrêté les tirs de Vlaar et Sneijder.

Avant de s’affronter, aucune de ces deux équipes n’avait vraiment la gueule d’un potentiel champion du monde. Ce n’était toujours pas le cas ce soir. Mais puisqu’il fallait bien un vainqueur, c’est l’Argentine qui peut rêver d’un lifting, dimanche soir face à l’Allemagne.