Mondial 2014: Le sélectionneur uruguayen critique les médias et la Fifa dans l’affaire Luis Suarez

FOOTBALL Oscar Tabarez s’est exprimé avant Colombie-Uruguay…

Corentin Chauvel

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Le sélectionneur uruguayen Oscar Tabarez, le 27 juin 2014, en conférence de presse à Rio.
Le sélectionneur uruguayen Oscar Tabarez, le 27 juin 2014, en conférence de presse à Rio. — M.DUNHAM/AP/SIPA

De notre correspondant à Rio de Janeiro

Pas de séance de questions-réponses ce vendredi au Maracanã. A la veille de son huitième de finale contre la Colombie, le sélectionneur uruguayen, Oscar Tabarez, a décidé de ne faire qu’une longue déclaration sur l’affaire Luis Suarez. Pour lui, la décision du comité de discipline de la Fifa – suspension de quatre mois et neuf matches - a été d’une «sévérité excessive».

Selon lui, Suarez a commis «une faute, une transgression à la règle, pas un crime».

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«J’ai toujours été un défenseur du fair-play et des valeurs auprès des jeunes, j’ai reçu des récompenses et je remercie la Fifa pour cela», a débuté Oscar Tabarez. Mais cette sanction à l’égard de Luis Suarez «est un problème très important pour notre équipe». Pour le sélectionneur uruguayen, le comité disciplinaire de la Fifa a agi sous la pression des médias qui ont pris son attaquant comme «bouc émissaire» alors que les deux joueurs auraient dû être sanctionnés.

Démission de ses activités auprès de la Fifa

«A qui cette décision profite-t-elle? Qui est gagnant? Qui est perdant?» s’est interrogé le sélectionneur uruguayen qui estime que d’autres gestes postérieurs à celui de Luis Suarez n’ont pas été traités de la même manière. Oscar Tabarez, qui a aussi accusé les médias de «harcèlement» à l’égard de l’attaquant, a par la même occasion décidé de démissionner de toutes les fonctions techniques qu’il occupait auprès de la Fifa. «Les critères qu’ils ont appliqué sont très loin des miens», a-t-il justifié.

Les derniers messages qu’a adressés Oscar Tabarez ont été pour Luis Suarez et les supporters de l’Uruguay. Le sélectionneur uruguayen a assuré au premier qu’il «ne sera jamais seul dans cette affaire», parce qu’«on le connaît mieux que personne», et aux seconds que, même s’ils sont aussi «blessés» que lui et son équipe, l’Uruguay «a une grande force et donnera plus que jamais son meilleur contre la Colombie». Il a terminé sa déclaration sous les applaudissements des journalistes sud-américains de l’assistance.