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Coupe du monde 2014: «En France, on me regarde un peu comme un furieux», raconte Bruno Salomon

Coupe du monde 2014: «En France, on me regarde un peu comme un furieux», raconte Bruno Salomon

FOOTBALLJournaliste à Radio France, il est le seul à tenter des «gooool» sur les buts du PSG…
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à São Paulo,

En Amérique du Sud, il ne serait qu’un parmi tant d’autres. Mais en Ligue 1, Bruno Salomon, journaliste à France Bleu 107.1, est le seul à oser. A chaque but du PSG, vous pouvez l’entendre se lancer dans un «gooooooooool» monumentale. Alors que les commentateurs Brésiliens ou Argentins hurlent pendant cette Coupe du monde, il aimerait bien voir débarquer la tendance en Ligue 1.

Son commentaire lors de PSG-Chelsea (3-1), à partir de 30s:



Depuis quand vous êtes-vous lancé dans ces célébrations de buts uniques en France?

Ça fait depuis 5 ans. La première fois c’était au PSG, sur la saison 2008-2009. Avant je le faisais de façon classique, à la française. Mais à l’époque l’ambiance du Parc était un peu chaude, c’était quand ça pétait un peu les plombs avec les ultras. Je me suis testé, je me suis cassé la gueule quelques fois, et puis finalement, c’est le meilleur cri de ralliement pour annoncer qu’il y a un but.

Est-ce que ça se travaille?

Non. En fait après tu essaies de tenir le maximum de temps. Au début c’était trois secondes, et le jeu, c’est devenu d’’aller le plus loin possible. Mais je sais pas comment font les Sud-Américains. J’entendais encore le Chilien contre l’Espagne, je vois qu’il y a encore un peu de travail! Mais c’est fait comme ça vient, tu es dans l’élan.

Il faut peut-être arrêter de fumer pour que ça dure plus longtemps…

Ouais… Mais les Sud-Américains je pense qu’ils sont un peu rock and roll aussi. Ils n’ont pas une hygiène de vie impeccable. Ils sont encore plus ventripotents que nous. Je n’ai peut-être pas assez de coffre, pas assez de ventre encore.

>> A lire sur le même sujet, reportage avec les fous de l’antenne d’Amérique du Sud

Est-ce qu’on vous fait souvent des remarques négatives?

A Radio France jamais. Mais depuis que je le fais, dans les stades adverses on me regarde un peu comme un furieux. A Lille, j’en ai pété un et certains se sont retournés en me regardant… Alors ça ne colle peut-être pas avec le championnat français, mais moi je pense que ça colle avec le PSG, avec sa dimension internationale.

C’est devenu une signature?

Oui c’est fédérateur, c’est une marque. Et ça me fait marrer que certains médias français qui sont au Brésil pour la Coupe du monde en ce moment commencent à se lâcher.

Cette tendance peut-elle contaminer la France?

On est plus sur du commentaire à l’anglaise. Un truc un peu classieux. Mais ce qui est marrant, c’est que les gens en ce moment adorent se passer les vidéos du Brésilien ou du Chilien qui pète les plombs. Ça leur plaît. Mais on ne se lâche pas encore. Zlatan en a collé quelques-uns qui méritent une célébration comme ça. Je pense en France que ça va venir.