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Coupe du monde 2014: Chez les Belges, «parfois, il y a des coups malheureux qui se perdent» raconte Daniel Van Buyten

Coupe du monde 2014: Chez les Belges, «parfois, il y a des coups malheureux qui se perdent» raconte Daniel Van Buyten

FOOTBALLLes Diables Rouges, qui n’’entrent en lice que mardi, ont du mal à rester patients…
Propos recueillis par Antoine Maes

Propos recueillis par Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

Une heure d’entraînement et deux joueurs sur le flanc. Samedi, les Belges ont vu Origi et De Bruyne quitter la séance un poil amochés. C’est que la tension monte chez les Belges, une des dernières équipes à entrer dans la compétition. Ce sera mardi contre l’Algérie, et Daniel Van Buyten, l’ancien défenseur de l’OM, raconte comment les coéquipiers d’Eden Hazard gèrent l’attente.

Vous êtes une des dernières équipes à entrer en compétition. Ce sera mardi contre l’Algérie. Est-ce que l’attente est difficile à gérer?

Non au contraire. Les équipes qui ont déjà commencé le tournoi sont venues plus tôt que nous. On a besoin de ce temps d’adaptation, pour se rendre compte de la chaleur, de l’humidité, pour se sentir bien. Et puis on regarde le tournoi, ça nous fait monter en intensité. Mais il ne faut pas non plus qu’on use trop d’influx. L’excitation c’est bien qu’elle soit là mais il ne faut pas qu’il y en ait trop. Après, il faut être pro, bien se reposer, bien se préparer.

Il faut faire attention à quoi dans la préparation d’un premier match?

Ma première Coupe du monde (en 2002), j’étais plus jeune et beaucoup plus nerveux. J’étais beaucoup plus dans ma chambre. Ici, je suis plus à l’écoute. Je suis en train de voir s’il y a un joueur un peu seul, pour voir s’il n’a pas un petit problème. Des fois c’est des conneries, mais c’est plus facile d’aller voir un autre joueur que le coach directement. Il faut que chaque joueur trouve sa place, qu’il se sente bien dans sa préparation, pour qu’il donne son maximum.

Au moins, vous avez le temps de regarder les matchs de la Coupe du monde…

Oui tous les jours! Il y a peut-être des adversaires potentiels, on ne sait jamais. Et on prend aussi beaucoup de plaisir, ça nous met dans le vif du sujet. On vit football quoi, donc sur la table de massage, il y a toujours la télé. Par petits groupes on regarde tout, on voit des matchs fantastiques, et des fois des décisions (arbitrales, ndlr) fantastiques… On voit que les équipes commencent à 110 % et ont ensuite du mal dans la difficulté dans la gestion.

C’est difficile de s’entraîner à fond en évitant les blessures?

Gérer trop ce n’est pas se préparer non plus. Ça peut arriver à tout moment. Par expérience, je sais aussi que c’est souvent quand tu gères trop que tu te blesses.

Samedi, deux joueurs (De Bruyne et Origi) ont quitté l’entraînement sur des coups dans des duels…

Ça fait partie de la préparation. On ne le fait pas exprès, mais chaque joueur veut être au max. Donc automatiquement, tu ne sais pas jouer sans avoir des duels. Alors il y a des coups malheureux qui se perdent… Mais le lendemain c’est oublié et c’est reparti.

« Alerte Origi touché à la cheville après un contact avec Dembele. Ça a l’air sérieux. #CDM2014 #Diables pic.twitter.com/7uVXschv83 — Antoine Maes (@AntoineMaes) 14 Juin 2014 »

Il faut en calmer certains?

Il y en qui se laisse entraîner un peu plus. L’entraîneur est là aussi pour calmer. Mais parfois ça fait aussi du bien de lâcher tout ça. On arrive tout doucement dans le vif du sujet. Et le jour du match faudra aussi mettre le pied. Donc il faut que petit à petit on s’en rapproche.