Mondial 2014: «La Coupe du monde est une bonne publicité pour le football australien»
FOOTBALL•Les Socceroos sont dans un groupe difficile…Propos recueillis par Romain Baheux
Ils se sont pris 6-0 contre les Français en octobre et vont se coltiner un groupe avec les Pays-Bas, l’Espagne et le Chili, qu’ils affrontent samedi (minuit). Qualifiés pour la troisième fois de suite à une Coupe du monde, les Australiens rêvent pourtant de créer l’exploit. Ancien international et actuel entraîneur adjoint des moins de 17 ans, Tony Vidmar (76 sélections) évoque les chances des «Socceroos» et le statut du football dans son pays.
Comment est l’ambiance en Australie avant l’entrée en lice de l’équipe nationale?
Le public et les médias sont impatients. Il y a de plus en plus d’enfants qui pratiquent ce sport en Australie. Nos trois matchs de poule sont programmés à 2h du matin ou tôt dans la matinée. Pour les suivre, les gens se regrouperont dans des bars, dans des cafés, ou prendront le petit-déjeuner ensemble dans le cas du premier match contre le Chili. L’enthousiasme populaire est important, davantage que lorsque j’étais joueur.
Comment cela se traduit-il?
Depuis 2006 et notre qualification en huitièmes de finale, le suivi quotidien est plus important, nos stades sont plus remplis qu’il y a dix ans et des supporters font même le déplacement pour suivre l’équipe nationale. Maintenant, la Coupe du monde reste très importante pour le football en Australie. Ce n’est pas le sport numéro 1, il doit faire face au rugby et au rugby à XIII. Etre à la Coupe du monde, c’est une bonne publicité pour l’équipe nationale mais aussi pour notre championnat.
Que peut faire l’Australie dans cette Coupe du monde?
Nous avons tiré un groupe difficile avec l’Espagne, le Chili et les Pays-Bas. Les gens vont vous dire que l’on va perdre les trois matchs mais les joueurs et le staff sont persuadés de pouvoir faire quelque chose dans ce contexte. Le nouveau sélectionneur Ange Postecoglou (remplaçant de Holger Osieck, viré après la lourde défaite contre les Bleus) veut que ses hommes se donnent toutes les chances de battre les grosses équipes pour n’avoir aucun regret.
Peut-on parler d’un style de jeu australien?
En 2009, la Fédération a édité le «National Football Curriculum», un guide qui présente la philosophie du football australien. Il détaille les consignes dans la formation des jeunes et la mise en place du jeu pour avoir des joueurs plus complets pour l’équipe nationale. Le style a changé ces dernières années. On essaie d’être offensif, d’avoir le plus possible le ballon et d’être le plus efficace dans son utilisation. C’est la philosophie défendue par les différentes sélections australiennes.


















