Mondial 2014: Pour Clément Grenier, «c’est normal que les médias parlent de Franck Ribéry»

FOOTBALL Le milieu des Bleus estime pour autant que ça ne dérange pas le groupe…

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac

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Clément Grenier, en compagnie du capitaine des Bleus Hugo Lloris, le 29 mai 2014 à Clairefontaine.
Clément Grenier, en compagnie du capitaine des Bleus Hugo Lloris, le 29 mai 2014 à Clairefontaine. — no credit

«C’est inhabituel et je n’aime pas ça.» En jeune garçon bien élevé, Clément Grenier n’a pas râlé lorsqu’il a reçu son amende pour être arrivé en retard à Clairefontaine, mercredi. Après deux jours en famille, le Lyonnais a «loupé son train» et manqué le rendez-vous avec le groupe. Mais pas celui avec la presse. Devant les journalistes, le milieu a évoqué ses ambitions, la blessure de Franck Ribéry et sa forme physique.

Pendant ces deux jours «off», est-ce qu’on arrive à décrocher du foot?
C’est difficile de penser à autre chose. On profite de ses proches, ça fait toujours du bien de pouvoir les voir. Mais on ne peut pas décrocher comme ça. On a toujours le foot et le mondial en tête.

A quel temps de jeu pensez-vous avoir droit pendant cette Coupe du monde?
Je n’ai pas à estimer le temps de jeu. Je suis là simplement pour travailler et apporter ce dont je suis capable. En ce qui concerne mon poste, je me sens bien dans ce système-là (le 4-3-3 de Didier Deschamps), je n’ai pas de prédilection particulière.

Vous avez connu une longue blessure avec Lyon. Comment vous sentez-vous physiquement?
A 100%. C’est vrai que j’ai été arrêté pendant 2 mois donc c’est dur de récupérer le rythme. Mais j’ai bien travaillé et je me sens prêt.

Avez-vous croisé Franck Ribéry au château aujourd’hui? Comment se portait-il?
Je ne l’ai pas croisé, on était à la sieste avant l’entraînement. Franck est un joueur très important pour nous…

Ça vous agace qu’on ne parle que de lui?
Non, pas du tout. C’est notre joueur majeur, le meilleur, celui qui fait des différences… donc c’est normal que vous parliez de lui. On espère vraiment qu’il va se rétablir.

Pouvez-vous nous parler d’Antoine Griezmann, que vous avez côtoyé chez les jeunes. A-t-il changé depuis?
Non, c’est la même personne, le même joueur. C’est quelqu’un qui croque la vie à pleine dent, qui est toujours là avec le sourire. Il a toujours envie de jouer au foot, c’est sa culture espagnole, il aime les ballons et il s’amuse avec.

Est-il capable de prendre ses responsabilités s’il venait à remplacer Franck Ribéry?
Je pense. Il le fait avec son club à la Real Sociedad, il sort d’une belle saison. Après, remplacer Franck, c’est toujours délicat, on sait son niveau de jeu habituel. Antoine est encore jeune, comme moi. On est toujours là pour apprendre.

Comment avez-vous appris à tirer les coup-francs aussi bien?
Ca fait un petit moment d’ailleurs que j’en ai pas tiré un correctement (rires)… J’ai eu la chance d’apprendre avec le meilleur tireur au monde, Juninho. Je l’ai vu beaucoup travailler, s’entraîner. Je me suis dit pourquoi pas l’imiter, de faire un peu comme lui, de travailler au quotidien pour progresser.