Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Sotchi 2014/Ophélie David: «Je me suis déjà demandé qui remercier quand je recevrai ma médaille»

Sotchi 2014/Ophélie David: «Je me suis déjà demandé qui remercier quand je recevrai ma médaille»

JEUX OLYMPIQUES – La doyenne de l’équipe de France olympique entend finir sa carrière sur une médaille dans la seule compétition qui ne lui a jamais réussie...
Propos recueillis par Julien Laloye

Propos recueillis par Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Sotchi,

Effacer Vancouver et cette maudite chute en quarts de finale. A l’époque, Ophélie David régnait sur le ski cross comme personne avant elle. Championne du monde, double tenante du globe de cristal, elle n’a jamais retrouvé le même niveau de performance. Mais à 36 ans et après une médaille de bronze surprise à Oslo l’an passé, David a prouvé qu’elle pouvait encore sortir le grand jeu sur les courses d’un jour.

Championne olympique, c’est un rêve que vous faîtes souvent?

Bien sûr que je me suis imaginée championne olympique ! Pour tout vous dire, parfois ça donne beaucoup d’énergie, et en même temps, je me dis "Mince, si j’y pense trop, est-ce ça va pas casser la magie?" On devient trop superstitieux et un peu bébêtes alors je me raccroche à des choses techniques, de la gestuelle, pour éviter à mon cerveau de partir en sucette! Mais oui, Je m’autorise à en rêver souvent.

La journée parfaite, elle se déroule comment?

J’ai moins pensé à la journée qu’au résultat. Je me vois recevoir la médaille d’or, je me dis j’aimerais qu’il y a un tel là, un tel ici…Bon je n’ai pas encore écrit le discours mais je me suis dit "Faudra pas que t’oublies de remercier telle personne", des choses comme ça. Après, les conséquences d’un titre je ne les maîtrise pas du tout.

Un rituel d’avant-course qu’il vous faudra respecter pour ne pas échouer?

Je n’ai pas de rituel, plutôt une gestuelle que je répète pour me rassurer. Qu’est-ce que c’est? Au départ, un appui languette, puis un coup à droite, un coup à gauche, et après je relâche mes bras, le haut du corps…cela ne ressemble à rien, mais c’est un rituel de confort que je répète assez souvent. Mais au-delà de ça, je travaille pour être capable de m’adapter à tout et de ne pas être perturbée par les imprévus, surtout ici à Sotchi.

C'est-à-dire?

On sait que la météo peut décider de beaucoup de choses pour une discipline comme le skicross. Les repères et la rythmique du tracé changent en fonction de la visibilité. C’est déjà un sport de contact où il arrive de se toucher et où les chutes sont fréquentes, alors si en plus on ne voit rien en descendant, il faut être prêt à tout.