FC Nantes: Ribéry, Platini et Gignac ont failli signer

FOOTBALL Beaucoup de joueurs prestigieux ont été annoncés depuis plus de trente ans au FC Nantes...

David Phelippeau

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Franck Ribéry a été déterminant contre la Finlande et peut croire à l'obtention du Ballon d'Or.
Franck Ribéry a été déterminant contre la Finlande et peut croire à l'obtention du Ballon d'Or. — PDN / Sipa

Chaque mercato charrie son lot de probables recrues... Depuis plus de trente ans, des noms plus ou moins ronflants ont été annoncés au FCN. Nous avons vérifié la véracité de certains. Tour d’horizon des joueurs les plus prestigieux qui auraient pu ou dû poser leurs valises à la Jonelière.

Michel Platini. En 1978, l’ancien meneur de jeu des Bleus est proposé par Jean-Luc Lagardère, (sponsor maillot de l’époque) aux dirigeants du FC Nantes. «Il aurait dû venir, estime l’ex-directeur sportif, Robert Budzynski. Mais des éléments ont freiné sa venue.» Selon nos information, Henri Michel voyait d’un très mauvais oeil l’arrivée d’un joueur susceptible de lui faire de l’ombre. En interne, d’autres estimaient que sa venue allait entraver la progression d’un autre meneur de jeu maison : Gilles Rampillon.

 Franck Ribéry. Le match qui l’a révélé au grand public. Le 11 février 2004, Ribéry vient perdre (4-0) en Coupe de France à la Beaujoire avec Brest (National) mais en fait voir de toutes les couleurs à la défense nantaise. «Après le match dans le vestiaire, j’ai discuté cinq minutes avec lui et quand il est parti, je me suis dit “il est pour nous celui-là”, se souvient Budzynski. Finalement, on n’a pas donné suite.» Certaines mauvaises langues disent que le FCN a finalement opté pour Aurélien Capoueau au poste de milieu offensif.

André-Pierre Gignac. Janvier 2008, le FCN est sur le point de remonter en L1. En prévision du retour dans l’élite, les dirigeants nantais visent Gignac, à la peine à Toulouse. «Ça a failli se faire, explique le directeur technique de l’époque Christian Larièpe. Mais Waldemar Kita et Olivier Sadran (président de Toulouse) ne se sont pas mis d’accord.»

Laurent Blanc. Le 15 décembre 2006, alors que le FCN vient de recruter Fabien Barthez, le journal L’Equipe titre :  «Blanc retrouvera Barthez.» En clair, Laurent Blanc va prendre en charge le FCN en difficulté en L1. Cela devait être sa première expérience de coach. «C’était un coup médiatique de Jacques Vendroux (proche de Blanc) fait à l’insu du club, explique le président de l’époque Rudi Roussillon. On avait tous découvert ça dans les journaux. Vendroux m’avait appelé le jour-même de la parution, je crois, pour savoir ce que j’en pensais.»  Blanc ne viendra pas.

Jorge Valdano. Au coeur des années 80, des émissaires nantais vont superviser l’attaquant Jorge Valdano lors d’un Colombie-Argentine. Sur le terrain, ils sont séduits finalement par le milieu argentin Jorge Burruchaga. Ce dernier signera en 1985 et restera à la Jonelière jusqu’en 1992. Les deux hommes seront champions du monde avec l’Argentine au Mondial de 1986.

Diego Tristan. Il y a eu erreur sur le joueur… Décembre 2012, certains journaux annoncent que le staff nantais composé de Der Zakarian entre autres est allé superviser  l’attaquant espagnol Diego Tristan, qui jouait à Livourne. «Il nous a été proposé mais il y avait un souci avec son âge (31 ans), explique Christian Larièpe, directeur sportif à l’époque. Celui qui nous intéressait et qui jouait aussi avec Livourne ce jour-là était l’attaquant albanais Bogdani.»

Zvonimir Boban. Le FC Nantes a fait les yeux doux au milieu de terrain croate Zvonimir Boban. «On y a pensé, oui, se rappelle Budzynski, qui a du mal à dater précisément ce dossier. Mais c’était très compliqué pour les négociations. Il y avait tout un aréopage autour de lui… On l’a regardé jouer ailleurs ! » Boban a été élu deuxième meilleur joueur croate du 20e siècle…

Laurent Koscielny. En février 2009, le FC Nantes fait signer un précontrat au défenseur Laurent Koscielny, alors à Tours (L2). Quelques mois plus tard, les Canaris descendent en L2… Le défenseur central choisit plutôt de s’engager avec Lorient (L1). «Je me souviens avoir déjeuné avec lui et son épouse ainsi que le président Kita, raconte Larièpe. Il n’a pas respecté le précontrat.»