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NBA: Paul George, le nouveau joyau du basket américain

NBA: Paul George, le nouveau joyau du basket américain

BASKETLeBron James s’est enfin trouvé de la concurrence…
Bertrand Volpilhac

B.V.

La NBA n’appartient plus à LeBron James. Enfin, plus totalement. Si la star de Miami continue d’être le meilleur joueur du monde, il partage la lumière avec l’ailier Kevin Durant, qui réalise sans doute sa meilleure saison, et un nouveau venu à la table des rois, Paul George. Avec ses Pacers d’Indiana, le joueur de 23 ans domine pour l’instant la Ligue. Une confirmation très rapide de la «meilleure progression» de la saison passée.

«C’est un joueur qui n’est pas unidimensionnel à la base, il sait faire plein de choses, juge Eric Micoud, ancien international français et consultant beIN Sports. Ce qui est surprenant, c’est qu’il les fasse toutes aussi bien, qu’il soit aussi complet à son âge. On aurait pu s’attendre à ce qu’il continue de progresser dans une catégorie de statistiques, mais il le fait dans tous les domaines.»

Un des plus beaux égos de NBA

Avec 23 points, 6 rebonds et 4 passes décisives en moyenne, il présente une feuille de stat à peine en dessous du «King» James. Mieux : depuis ses débuts dans la Ligue en 2010, il gonfle de cinq points sa stat de points par matchs. De quoi en faire un MVP potentiel ? «On se demande où ça va s’arrêter, mais à l’heure actuelle, c’est non. Il est beau à voir jouer, mais pour l’instant Durant et James sont au-dessus de lui. Il n’est pas aussi décisif, il n’a pas encore autant de maturité.»

Et ce n’est pas faute de manquer de confiance en lui. Conscient de sa force, Paul George est vu par certains comme un des plus beaux egos de la ligue, le genre à annoncer dans sa biographie Twitter : «Ne me dîtes pas que le ciel est la limite alors qu’il y a des traces de pas sur la lune.» «Il y a beaucoup de caractéristiques que j’ai que LeBron a, mais je veux être moi-même, ma propre icône, Paul George a-t-il expliqué en décembre. Le type de joueur qui fait tout offensivement et défensivement. Je veux être MVP. Je veux être défenseur de l’année. Je veux être dans le premier cinq NBA. Je veux avoir une médaille d’or. Je veux être Hall Of Famer. Je veux être champion. Tout ce qui est le plus grand possible, je veux le faire.»

«Un bosseur acharné»

Mégalo, le George ? «Ce n’est pas de la grosse tête, c’est de l’ambition, tranche Eric Micoud. Ca peut surprendre, comme quand Tony Parker disait qu’il serait champion NBA alors qu’il n’était qu’au Paris Levallois. Mais s’il dit ça, c’est qu’il est persuadé qu’il peut y arriver. Tous les échos le présentent comme un bosseur acharné. Mieux vaut quelqu’un qui parle comme ça et qui bosse pour. C’est ce qui fait une carrière réussie.» Et jusque-là, les statistiques lui donnent raison.